Grippe aviaire : voici la porte qui ne renferme plus le virus !

Pascal Rabiller

porte de cage pour canard
Sté FAF

Pascal Rabiller

porte de cage pour canard
Sté FAF
Depuis l'épidémie de grippe aviaire de 2016 et alors qu'on ne savait pas qu'une deuxième crise se profilait déjà, dans les Landes, du côté de Haut-Mauco et du technopole Agrolandes, là où précisément on planche au quotidien sur l'agriculture et l'agroalimentaire du futur, on réfléchit à tous les moyens permettant de gérer au mieux ces virus difficilement évitables.
En collaboration avec le Cifog (Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras), les professionnels du transport et le professeur Jean-Luc Guérin, de l'Ecole nationale vétérinaire de Toulouse, Agrolandes a également travaillé sur la piste des déplacements des animaux et du virus.
Les partenaires ont identifié dès le printemps dernier un maillon faible récurrent dans la chaîne de biosécurité de la filière : les cages, et tout particulièrement leurs portes.
Pour y remédier, Agrolandes a lancé un appel à projets portant sur la réalisation de portes pouvant s'adapter aux cages actuelles.
Le résultat c'est une nouvelle porte, réalisée par la société de plasturgie FAF, située en Aveyron à Saint-Sernin-sur-Rance. Après avoir réalisé trois prototypes dans un temps record de deux mois, la PME a mis au point le moule de la porte en plastique qui répond aux attentes actuelles de la filière.
Validé, le modèle de porte avant et de trappe va d'abord être réalisé à 70.000 exemplaires.
Un positionnement judicieux car outre les portes, "maillon faible de la décontamination actuelle", les cages elles-mêmes semblent poser problème sur le plan de la bio-sécurité. Des cages de transport jusque-là produites par le groupe français Allibert qui coûtent entre 70 et 90 euros HT l'unité.
Outre la porte, FAF a également mis au point la trappe du dessus de cage qui semble la mieux adaptée pour faciliter son nettoyage.
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Nouveaux process de production et de décontamination, nouvelles portes, nouvelles cages, bâtiments faciles à nettoyer..., les crises successives de grippe aviaire ne font pas que bouleverser le modèle économique d'une filière du canard gras qui ne peut se permettre de remettre en cause un mode de production qui est le garant des labels de qualité. Les bouleversements qu'entraînent les crises sanitaires obligent la filière à une remise à niveau en matière de bio-sécurité qui ne sera pas sans conséquence sur les coûts de production. L'exercice difficile consistant, pour la filière, à s'adapter tout en restant dans les clous de la production sous label de qualité et en limitant les coûts et l'impact qu'ils auront sur les prix de vente aux consommateurs.
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Pascal Rabiller