Vins de Bordeaux : drive et vente en ligne, les nouveaux leviers du marché (4/5)

Jean-Philippe Déjean
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Agence Appa/Thibaud Moritz

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"Avec le confinement, il n'y pas plus ni mariages, ni baptêmes, ni anniversaires... et les champagne ne sont pas à la fête : c'est l'effondrement", cadre Jérôme Plantey, dirigeant de Cashvin, qu'il a fondé en 1994. Située à Artigues-près-Bordeaux, dans la banlieue bordelaise, cette grande cave associe de près ses vendeurs aux choix des vins qu'ils vont acheter chez les propriétaires, en lien étroit avec les clients. Cashvin détient aujourd'hui une douzaine de points de vente, de Bordeaux à Toulouse en passant par La Rochelle, Bayonne et Pau, avec un pied en Provence, à Fréjus.
L'enseigne a généré près de 29 M€ de chiffre d'affaires en 2019. Créée à l'origine pour valoriser des stocks de vin en mal de clients, cette enseigne opère aussi dans la bière et les spiritueux, issus de France et de l'étranger. Elle occupe un poste d'observation idéal sur l'évolution du marché.
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Même si ses points de vente -dont la surface moyenne oscille de 500 à 800 m2- sont en périphérie, le fondateur de Cashvin ne s'est pas lancé dans la création de drives, mais plutôt de super caves afin de soigner le conseil aux clients. Sur la cinquantaine de salariés de l'entreprise, près de 30 % ont été maintenus dans les différents sites, les autres se répartissant entre chômage partiel, récupérations et congés, et télétravail. La formule mise en place par Jérôme Plantey pour s'adapter au confinement combine le traditionnel conseil du caviste à la logique du drive.
Jean-Philippe Déjean