Produits festifs : les producteurs de caviar mobilisent face à la concurrence chinoise (2/3)
Jean-Philippe Déjean
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Un esturgeon de la pisciculture Sturia (groupe Kaviar)
Anne-Claire Heraud
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Un esturgeon de la pisciculture Sturia (groupe Kaviar)
Anne-Claire Heraud
Comme les autres filières à l'origine de produits agricoles, piscicoles ou ostréicoles festifs, très dépendants des fêtes de fin d'année, les producteurs de caviar français abordent ce Noël 2020 et le Premier de l'an qui va suivre par le côté obscur de la croissance. Pour eux non plus la fermeture des restaurants n'est pas une bonne nouvelle.
C'est la raison pour laquelle le président (PS) de la région Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, a intégré le caviar dans son plan de communication de fin d'année ciblé sur cinq productions néo-aquitaines jugées à la fois comme très connues au niveau national et très sensibles à la crise du Covid-19. Ce qui se comprend mieux quand on sait que sur les sept producteurs de caviar répertoriés en France, six se trouvent en Nouvelle-Aquitaine.
Juste avant cette initiative néo-aquitaine, Pisciculteurs de France, représentant la filière d'élevage de poissons, avait lancé un manifeste intitulé "Exigez le caviar français !". Un manifeste dans lequel sont posés les enjeux.
Ce dernier en appelle à la mobilisation des consommateurs et "des responsables politiques, des acteurs économiques, des chefs, bien évidemment, mais également de la grande distribution et du commerce de proximité", proclame le texte dans une ambiance de mobilisation générale.
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D'après la profession, le caviar importé de Chine couvre ainsi désormais 40 % des ventes en France. Un effet de la guerre des prix avec un marché du caviar où les Chinois n'hésitent pas à faire du dumping pour prendre l'avantage. Les enjeux pointés sont d'autant plus importants pour notre région qu'en 2019 la Sologne (Centre-Val-de-Loire) n'a produit que 2 tonnes d'œufs d'esturgeons, sur une production nationale estimée à 43,5 tonnes.
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Jean-Philippe Déjean