"2022 est la quatrième année consécutive où nous avons du gel ou de la grêle dans le bordelais. La viticulture souffre et ça l'empêche d'investir." A l'image des mots de Christophe Héraud, enseignant au lycée agricole de Blanquefort en Gironde, la profession se trouve dans deux moments délicats et antagonistes. Alors que les vignobles doivent engager les investissements nécessaires aux transitions environnementales, ces mêmes crises climatiques successives les en empêchent.
Quelques jours après un énième épisode de grêle qui vient de ravager 10 % des vignes du bordelais entre l'ouest et le nord de Bordeaux (lire encadré), les acteurs de la filière étaient justement réunis ce 28 juin au château Luchey-Halde de Mérignac. Poour découvrir une vitrine des innovations technologiques qui doivent les aider dans ce processus, le DigiLab, composante de Bordeaux Sciences Agro dédiée à la recherche et l'innovation et principal organisateur, a réunit plus de 200 participants pour découvrir une quarantaine d'innovations.
Les viticulteurs ont pour priorité de gérer cette crise qui, à très court terme, constitue un nouveau coup dur pour leur activité en plus des épisodes de canicule et de gel. La conjoncture n'est pas favorable à leurs trésoreries et les esprits ne sont pas vers les investissements dans l'innovation.