Maïsadour investit 15 millions d'euros et devrait sauver son activité en Ukraine
Jean-Philippe Déjean
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La nouvelle usine Fermiers du Gers (Maïsadour) à Condom
Karine Medina
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La nouvelle usine Fermiers du Gers (Maïsadour) à Condom
Karine Medina
Alors qu'une nouvelle crise aviaire est en train de se développer dans les Landes et que des mesures conservatoires commencent à être appliquées dans certains élevages de canards à foie gras, le groupe coopératif agricole Maïsadour, producteur notamment de semences mais aussi de palmipèdes à foie gras et de poulets, vient d'inaugurer ce jeudi 6 octobre la modernisation de l'usine de sa filiale Fermiers du Gers, à Condom, qui appartient à Fermiers du Sud-Ouest, l'une de ses filiales. Une opération lancée en 2020, qui aura demandé deux ans de travaux et 15 millions d'euros d'investissement...
Pendant ces deux années, l'usine du groupe landais a été agrandie et ses lignes de production modifiées. Objectifs : augmenter les quantités de poulet jaune transformé en jouant à la fois la carte du poulet d'entrée de gamme et du produit premium. Avec un objectif central qui borde toute la procédure : adapter l'usine aux impératifs du "Bien-être animal" (BEA) et à la promotion de la RSE (responsabilité sociale des entreprises) en offrant des postes de travail plus adaptés aux besoins de salariés.
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Le groupe coopératif, qui veut désormais contrôler sa filière volaille de A jusqu'à Z, annonce avoir pris à 100 % le contrôle de sa filiale Fermiers du Sud-Ouest (FSO), qu'elle cogérait auparavant de conserve avec Galliance (groupe Terena), à Ancenis (Pays-de-la-Loire), qui détenait 49 % des actions. FSO fédère un total de 900 éleveurs, dont 496 issus de Maïsadour (et 400 d'autres coopératives partenaires coopératifs). FSO réalise un chiffre d'affaires de 205 millions d'euros avec les 29 millions de volailles produites et commercialisées chaque année, et emploie 772 salariés. En rajoutant la partie "palmipèdes à foie gras" à la colonne volailles, le chiffre d'affaires monte à 560 millions d'euros. Pour boucler la boucle, le groupe Maïsadour se prépare à lancer à court terme une unité de trituration de soja cultivé dans la région, pour fabriquer des tourteaux destinés à l'alimentation des animaux d'élevage.
Jean-Philippe Déjean