Ukraine : les coopératives agricoles Euralis et Maïsadour dans le cyclone russe
Jean-Philippe Déjean
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Ukraine: poutine envisage d'utiliser des armes chimiques, dit biden
GLEB GARANICH
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Ukraine: poutine envisage d'utiliser des armes chimiques, dit biden
GLEB GARANICH
Nouvel eldorado pour le développement et la vente de semences depuis la moitié des années 2000, l'Ukraine et la Russie sont désormais plongées dans un cauchemar apparemment sans issue. Les deux pays, qui se partagent le plus grand bassin céréalier du monde, principalement situé dans l'est ukrainien, mais aussi au sud-ouest de la Russie, représentent notamment 30 % de la production mondiale de blé, mais produisent aussi beaucoup d'orge, de maïs et de tournesol. Cette région à la terre noire ultra productive ne pouvait qu'attirer de grands opérateurs français.
Parmi eux : deux solides groupes agricoles coopératifs de l'ex-Aquitaine que sont Euralis, à Pau, et Maïsadour, à Haut-Mauco (Landes). Producteurs de semences, mais aussi de céréales pour l'alimentation de leurs élevages de canards, poulets et oies, Euralis et Maïsadour, qui génèrent respectivement 1,4 et 1,2 milliard d'euros de chiffre d'affaires, avec près de 5.000 salariés chacun, ont investi dans cette Europe orientale qui vient de s'embraser.
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Aucun des deux groupes ne souhaite communiquer directement sur la situation actuelle mais Maïsadour a accepté de lever un petit coin du voile sur les premiers effets de l'invasion russe. Présent en Ukraine depuis 2007, Maïsadour a investi une vingtaine de millions d'euros dans ce pays dans les années 2000 pour y développer la production de semences, en particulier de maïs et de tournesol. Le groupe a réalisé une grande implantation agricole à Dniepropetrovsk -rebaptisé depuis du nom ukrainien de Dnipro- à 400 kilomètres au sud-est de Kiev. Un secteur récemment bombardé (le 15 mars) par Moscou qui a détruit l'aéroport civil de la ville.
Jean-Philippe Déjean