La recherche et développement s'organise en matière d'agriphotovoltaïsme - qui combine agriculture et panneaux solaires - et les acteurs néo aquitains comptent bien jouer les têtes de file. L'Inrae Nouvelle-Aquitaine pilote en effet depuis quelques mois la préfiguration d'un pôle national de recherche, d'innovation et d'enseignement sur le sujet, l'objectif étant de coordonner les programmes de recherche lancés par les acteurs privés et académiques. Et d'en mutualiser les coûts, les moyens comme les résultats.
"L'agriphotovoltaïsme présente un vrai intérêt pour l'adaptation des cultures et des élevages au changement climatique, notamment grâce à l'ombre apportée par les panneaux, mais il faut désormais objectiver les impacts de ces installations, et comprendre comment créer les conditions de la meilleure synergie possible entre production agricole et production photovoltaïque", explique Stéphanie Mahieu, recrutée par l'Inrae Nouvelle-Aquitaine pour orchestrer la préfiguration de ce futur pôle AgriPV.
Grands énergéticiens, opérateurs de taille plus modestes, acteurs académiques, groupements d'agriculteurs, semenciers... Tous les acteurs impliqués sont donc conviés à rejoindre la structure et à partager la diversité de leurs savoir-faire. Car le pôle a vocation à brasser large : organisé en sections de recherche, il vise à développer les connaissances en termes de science des matériaux, de modélisation, d'agroéquipements mais aussi d'impact environnemental des installations, d'optimisation des productions végétales, de gestion de l'eau et de la biodiversité, ou encore d'impacts économiques et sociaux et de droit agraire. En somme, il ne s'agit de rien de moins que de "contribuer à faire émerger la ferme du futur" résume Stéphanie Mahieu.