Les prix des vins de Bordeaux en forte baisse au second semestre 2022
Latribune.fr avec AFP

Le prix payé pour les vins de Bordeaux recule de 5 % en 2022.
Agence APPA
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Le prix payé pour les vins de Bordeaux recule de 5 % en 2022.
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La France aurait produit 45,8 millions d'hectolitres de vin en 2022, un volume en hausse de 21% par rapport à une récolte 2021 « historiquement basse » à cause de calamités climatiques à répétition (gel, grêle et sécheresses), a indiqué mardi 14 mars l'Agreste, le service statistique du ministère, en s'appuyant sur les données des douanes. La récole 2022 dépasserait ainsi de 7 % la moyenne des cinq dernières années (2017-2021). Si la sécheresse exceptionnelle de l'été 2022 a limité le potentiel de rendement dans certaines régions, la production viticole a rebondi sur un an dans la plupart des bassins.
Sur la période d'août à décembre 2022, qui correspond à la première partie de la campagne de commercialisation 2022-2023, les prix à la production des vins d'appellation hors champagne, qui sont les prix perçus par les viticulteurs, « s'orientent à la baisse », de 3% sur un an, selon l'Agreste. Ce repli cache toutefois des disparités : le prix payé pour les vins de Bordeaux recule de 5 %, plombé par les vins rouges, et s'effrite de 7 % pour les côtes-du-rhône, alors qu'il progresse de 4 % pour les vins du Roussillon et de 2 % pour le champagne.
En élargissant la focale, il ressort une baisse de 18 % des prix des vins de Bordeaux d'août à décembre 2022 par rapport à la moyenne des cinq dernières années. C'est de très loin la plus forte baisse de tous les vignobles français sur cette période. La chute atteint même -21 % pour les seuls bordeaux rouges tandis, qu'à l'inverse, les prix des bordeaux blancs progressent de 14 % sur la même période. Des évolutions baissières qui avaient incité le CIVB à carrément suspendre la cotation des vins en vrac dans le bordelais en novembre dernier.
Comme pour l'alimentation, l'inflation pèse en effet sur les achats de vins des Français en grandes et moyennes surfaces (GMS). En 2022, selon le panel IRI cité par l'Agreste, les ventes de vins tranquilles auraient baissé de 6 % sur un an, « davantage sur les rouges (-9 %) que sur les blancs (-6 %) ou les rosés (-1 %) ». La production mondiale de vin devrait rester stable en 2022, à 262 millions d'hectolitres, selon l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), la France arrivant deuxième derrière l'Italie parmi les plus importants producteurs.
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En Gironde, la cellule de crise sur la viticulture s'est à nouveau réunie le 15 mars pour détailler les annonces du début du mois sur le plan d'arrachage des vignes de 67 millions d'euros abondé par l'Etat, la Région Nouvelle-Aquitaine et le CIVB (Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux).« Chaque hectare arraché pourra bénéficier d'une aide de 6.000 euros », rappelle la préfecture qui précise : « Le calendrier prévisionnel du plan d'arrachage sanitaire a ensuite été présenté avec un objectif des premiers arrachages en octobre 2023 et des premiers versements aux viticulteurs pour le début d'année 2024 ». Un numéro dédié à l'accompagnement des agriculteurs en difficulté a été mis en place : 0 800 620 069
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