En Gironde, on arrache des vignes et on pose des panneaux solaires

Pierre Cheminade
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La famille Impériale a décidé de couvrir ses chais de panneaux solaires.
Agence APPA

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La famille Impériale a décidé de couvrir ses chais de panneaux solaires.
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De 25 hectares de vignes et prés dans les années 1950, les vignobles Impériale déploient aujourd'hui 110 hectares de vignes, principalement de Merlot, et 35 de céréales après avoir aussi produits des pruneaux d'Agen pendant des années. Laurence et Nadège Impériale incarnent la troisième génération à la tête de cette exploitation viticole et agricole familiale située à Saint-Quentin-de-Caplong, à la jonction de la Gironde, du Lot-et-Garonne et de la Dordogne. Mais en ce début d'année, Laurence Impériale ne cache ni sa lassitude, ni son inquiétude. Après deux années particulièrement difficiles, elle décrit une exploitation « en perte de vitesse ».
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Les sœurs Impériale vendent leur vin au négociant Les Grands Chais de France autour de 1.200 euros le tonneau. « Il nous suivent depuis dix ans et jouent encore le jeu aujourd'hui. Mais en 2022 on a perdu la moitié de la récolte à cause de la grêle puis les deux-tiers en 2023 avec le mildiou. D'un côté, on n'aurait probablement pas pu tout écouler auprès de notre négociant mais, d'un autre, cela nous ampute du volume indispensable pour assurer l'équilibre de nos coûts de productions », déplore la vigneronne. Si l'exploitation dégage d'ordinaire entre 600.000 et 800.000 euros de revenus, elle s'attend à « une année 2024 vraiment très compliquée avec un besoin évident de trésorerie ».
Pierre Cheminade