« L'ensemble des décideurs économiques engagés de Gironde et de Nouvelle-Aquitaine se positionnent clairement et unanimement en faveur de l'implantation de deux nouveaux réacteurs EPR2 sur le site de la centrale nucléaire du Blayais », écrivaient début décembre les dirigeants de douze organisations consulaires, patronales et professionnelles girondines emmenés par Patrick Seguin, le président de la Chambre de commerce et d'industrie Bordeaux Gironde (*). « Les atouts économiques, environnementaux et sociaux de l'EPR 2 sont indéniables [...] Il doit surtout permettre une souveraineté énergétique tout en réduisant l'empreinte carbone », poursuivent les signataires.
Une mobilisation au soutien d'un projet à très long terme puisqu'il ne s'agit pas des six premières paires de réacteurs EPR 2 prévus à Penly (Seine-Maritime), Bugey (Ain) et Gravelines (Nord), comme le rappelle Charlotte Maes, la directrice de la centrale nucléaire du blayais :
Dès le mois de septembre 2022, un comité de suivi a été mis sur pied pour l'accueil de ces deux futurs réacteurs capables de produire 3.200 MW d'électricité au total contre 3.600 MW pour les quatre réacteurs actuels. Et le soutien du monde économique fait écho à la forte mobilisation politique territoriale, à l'exception des élus écologistes, motivée par les importantes retombées économiques de la centrale. Alain Rousset, le président (PS) du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, soutient lui aussi le dossier.« Nous avons reçu 50 motions de soutien politique et 500 signatures d'élus locaux. C'est important parce que le soutien du territoire sera un critère pris en compte par l'État », assure la directrice. Le choix des sites retenus devrait intervenir d'ici 2026.