La renaissance du confiturier Lucien Georgelin, sauvé de la liquidation

Maxime Giraudeau
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Lucien Georgelin

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« Tout n'est pas gagné, il faudra se battre pour montrer qu'on est toujours là. » Fidèle à son esprit conquérant même à 78 ans, Lucien Georgelin ne se repose pas sur sa victoire. Tout juste le tribunal de commerce d'Agen vient de confirmer son plan de redressement que le confiturier du Lot-et-Garonne regarde vers la suite, pas étonné de cette sortie de crise encore compromise il y a quelques mois.
« On s'était préparé à cette sortie car on a de bons chiffres, de bons résultats et des stocks importants pour faire tourner l'entreprise. Avec la volonté de nos équipes, des clients qui nous suivent et en particulier de la grande distribution, je ne voyais pas comment on ne pouvait pas s'en sortir », abonde Lucien Georgelin à La Tribune.
La marque éponyme avait été placée en redressement judiciaire en juillet 2023. Victime des surcoûts induits par la guerre en Ukraine sur l'énergie, les matières premières et les pots en verre, la société avait enregistré plusieurs millions d'euros de pertes alors qu'elle avait massivement investi dans de nouveaux appareils de production industriels.
Les résultats s'étaient améliorés dès 2023 avec un chiffre d'affaires record pour l'entreprise de 74 millions d'euros. En 2024, le bilan devrait même grimper à 78 millions avec un résultat net dans le vert, estime et espère le dirigeant. Les grandes surfaces jouent un rôle dans ce retour en force, à la base du plan de redressement proposé par les conseillers de la marque.
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« La grande distribution apporte un soutien en contribuant au retour à la profitabilité de l'entreprise. Elle le fait en assurant des conditions tarifaires favorables et la visibilité de la marque dans ses rayons », explique Me Christophe Dejean, l'avocat de la société. De quoi convaincre les juges d'Agen de valider le plan de redressement, qui prévoit aussi un échelonnement d'une partie de la dette, toujours portée à environ 40 millions d'euros au global. Côté humain, une quinzaine de salariés de la filiale dédiée aux céréales pour le petit déjeuner devrait être licenciée. Leur usine, rachetée en 2017, va être fusionnée avec le site historique de Virazeil (47) et le personnel se refuse à rejoindre le site situé à plus d'une heure de route.
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Maxime Giraudeau
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