La menace s'aggrave sur l'élevage français. Les deux maladies principales qui touchent les cheptels se propagent massivement en cet automne. La fièvre catarrhale ovine (FCO3, atteint les ovins et bovins) et la maladie hémorragique épizootique (MHE, bovins) n'ont jamais recensé autant de foyers de contamination : 7.666 pour la première, quasi exclusivement dans le quart nord-est de la France, et 2.761 pour la seconde, dans le quart Sud-Ouest.
La propagation est pour l'instant circonscrite et l'hiver pourrait jouer un rôle barrière puisque les virus se transmettent par un moucheron. Mais il s'agit, dès maintenant, d'anticiper la prochaine saison qui s'annonce à grand risque pour les bêtes. Le ministère de l'Agriculture a donc annoncé ce 14 novembre la généralisation de la gratuité du vaccin pour la FCO3 à l'ensemble des bovins en France. C'était déjà le cas pour les ovins alors que l'État avait commandé plus de 11 millions de doses.
Deux entreprises ont l'autorisation de commercialiser un vaccin contre la FCO3 en France : l'Allemand Boehringer Ingelheim et le Lyonnais Melchior Santé Animale. Côté MHE, le seul vaccin disponible et autorisé est la propriété du laboratoire espagnol CZ Vaccines, commercialisé par l'entreprise girondine Ceva Santé Animale. Le nouveau vaccin a été développé en dix mois et est désormais disponible massivement. La France a commandé deux millions de doses afin de vacciner une frange d'élevages qui va de la Normandie aux Bouches-du-Rhône. Et limiter ainsi la propagation au Sud-Ouest.