Crise du vin : Bordeaux passe sous la barre des 100.000 hectares

Maxime Giraudeau
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Les surfaces de rouge déclinent dans le vignoble bordelais.
Agence APPA

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Les surfaces de rouge déclinent dans le vignoble bordelais.
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Le retour sur terre de la viticulture. Après des années de surproduction, Bordeaux s'est enfin décidé à arracher ses vignes. Les fruits des efforts se mesurent tout juste avec les chiffres de production 2024, faisant de l'année olympique celle des records de faiblesse. Et c'est certainement tant mieux pour le vignoble girondin, victime de surproduction. 94.600 hectares ont ainsi été cultivés dans l'appellation l'an passé, soit la plus basse superficie depuis 40 ans. Impactée aussi par les aléas météo, la production de vin tombe, elle, à 3,3 millions d'hectolitres, du jamais vu depuis 1991.
Avec -8,3 % en superficie, jamais le premier vignoble de France n'avait autant décru en une seule saison. La première vague du plan d'arrachage local, financé par l'interprofession des vins de Bordeaux, l'État et l'Europe, a ôté 6 000 hectares contre subvention. Il faut y ajouter les vignes laissées en friche ou celles arrachées en dehors du plan et soustraire les nouvelles plantations (+1 500 hectares) pour obtenir les 8 500 hectares qui ont disparu des radars de l'appellation entre 2023 et 2024.
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« C'est une bonne nouvelle d'un point de vue macroéconomique, indique à La Tribune Christophe Chateau, directeur de la communication du Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB). En 2024, on a vendu 3,5 millions d'hectolitres quand on en a produit 3,3 millions », compte-t-il tout en indiquant que la faible récolte est aussi un coup dur pour les domaines déjà en manque de débouchés commerciaux.
Maxime Giraudeau
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