Le cognac maintient ses exportations en 2024, à la merci de la Chine et des Etats-Unis

Maxime Giraudeau
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L'année 2024 comptera certainement comme le millésime le plus tortueux de ces 30 dernières années pour le cognac. Menaces commerciales en Chine et projet de délocalisation de l'embouteillage, manifestations inédites à Cognac, réflexions sur l'arrachage, rachat de Courvoisier, retour de Trump : les incertitudes et les alertes se sont multipliées de toutes parts. Malgré tout, le spiritueux charentais s'offre le luxe de la stabilité. Les ventes se sont maintenues à 166 millions de bouteilles en 2024, soit +0,4% par rapport à 2023.
« Dans un contexte géopolitique et économique mondial incertain ayant affecté tout le secteur des spiritueux au niveau international, les expéditions du Cognac ont connu une stabilisation sur l'année civile 2024 », écrit sobrement Florent Morillon, le président du Bureau national interprofessionnel du cognac (Bnic).
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Une stabilité toute relative puisque dans le détail, et c'est probablement la meilleure nouvelle pour le vignoble, les exportations en volume ont bondi de 15% aux États-Unis, le premier marché. Les ventes redécollent donc outre-Atlantique après un coup d'arrêt consécutif au phénomène de surstockage durant le Covid. Pour la dernière année avant le retour de Donald Trump et de possibles taxes douanières, 70,6 millions de bouteilles ont été expédiées aux États-Unis. Encore loin des 100 millions dépassés en 2019. Autre marché en forte hausse : l'Afrique du Sud, avec une croissance de +26,7% en volume grâce à 8 millions de bouteilles expédiées.
Maxime Giraudeau