L'indice CAC 40 est passé temporairement sous les 5.000 points

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La Bourse de Paris est repartie à la baisse mercredi dès l'ouverture (-1,7%) puis a plongé temporairement sous les 5.000 points, au lendemain d'une chute des marchés américains après la baisse des taux de la Réserve fédérale américaine moins forte qu'anticipé par les investisseurs. Peu avant 12 heures, l'indice parisien perdait 2,75% à 4.997,09 points avant de remonter à 5.015 points quelques minutes plus tard. L'indice du Nouveau Marché recule quant à lui de 5,63% à 1.782,75 points, plombé notamment par la chute d'Egide. Le montant des échanges sur les valeurs éligibles au SRD s'élève à 1,64 milliard d'euros.Les TMT sont en tête du mouvement baissier, qui touche par ailleurs l'ensemble des secteurs à l'exception de quelques défensives : parmi les 40 titres qui composent le CAC, seuls neufs affichent une hausse. "Toutes les valeurs technologiques reculent à cause de ce qui s'est passé aux Etats-Unis", commente un courtier (AFX). "Même si en termes réels ce qui s'est passé ne devrait pas affecter les actions de cette manière, puisqu'une baisse des taux est bonne pour le secteur technologique américain, nous sommes prisonniers du marché et je ne vois pas d'amélioration possible ce matin", poursuit-il.Les autres indices boursiers européens se replient nettement, tandis que les contrats sur indices américains signalent que le carnage n'est pas terminé. Vers 12 heures, l'Euro Stoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro perd 2,5%. Le Dax de Francfort recule quant à lui de 1,73%, dans une tendance encore accentuée par l'annonce d'une chute de l'indice Ifo en février, à son plus bas niveau depuis juillet 1999. Pour Lothar Hessler, de HSBC Trinkhaus, "l'indice poussera la BCE à réduire les taux de 0,25 point au deuxième trimestre, et de 0,75 point au total d'ici la fin de l'année, l'économie de la zone euro souffrant davantage du ralentissement économique américain". Le FTSE 100 de Londres recule de son côté de 2,09%.La Réserve fédérale a baissé son principal taux de 0,5 point à 5%, alors que les marchés auraient souhaité au moins 0,75 point de réduction pour stimuler l'économie américaine. Les commentaires de la Fed publiés à l'issue de son comité de politique monétaire (FOMC) mardi ont laissé entendre qu'elle est consciente du risque de poursuite du ralentissement de l'économie et prête a abaisser de nouveau ses taux si besoin était avant la prochaine réunion du FOMC, le 15 mai. Pour certains intervenants, la Fed n'a fait qu'accentuer le manque de visibilité sur les marchés après lesquels elle semble courir au lieu d'anticiper, ce qui affaiblit sa crédibilité. "La visibilité reste réduite sur les marchés et la détérioration de l'environnement américain se poursuit", selon Jean-François Cauvet d'ETC qui s'attend à un retour du Cac 40 à 4 750 points et du Nasdaq à 1 500 points. "D'après nous, l'investissement et la demande aux Etats-Unis ne vont pas donner de signes tangibles de redémarrage avant le quatrième trimestre 2001", ajoute-t-il. Dans ce contexte, les investisseurs seront très attentifs aux prochains indicateurs économiques américains et aux commentaires de la Fed. "Il faudra surveiller comme le lait sur le feu toutes les statistiques à venir", commente le stratégiste d'ETC. VALEURS DU JOUR A PARIS (Cours vers 11h50)Après avoir rebondi hier, les valeurs TMT (technologiques, médias, télécoms) subissent de plein fouet le rechute du Nasdaq mardi.La publication de résultats annuels pèsent également sur la tendance du secteur informatique. Atos signe la plus forte baisse du SRD en chutant de 9,78% à 83 euros, après l'annonce d'un repli de 34,2% de son résultat net 2000 pro forma, à 70,5 millions d'euros.Sopra lâche 6,04% à 54,40 euros, suite à la publication de ses résultats annuels qui baissent de 13,2% à 15,8 millions d'euros. La SSII prévoit par ailleurs une croissance de 30% de son chiffre d'affaires et une amélioration de ses marges en 200, en dépit du ralentissement économique qui affecte les Etats Unis.Dans le même secteur, Cap Gemini abandonne 8,22% à 143 euros, Ingenico 7,65% à 22,80 euros, GFI informatique 4,77% à 23,76 euros. Les télécoms sont également malmenées : Equant dégringole de 8,15% à 24,11 euros, Ericsson de 8,16% à 6,30 euros, Completel de 7,95% à 3,36 euros, Alcatel de 5,17% à 37,21 euros, Nokia de 6,60% à 28,02 euros, France Télécom de 6,41% à 58,45 euros.Parmi les médias, NRJ Group lâche 6,41% à 21,33 euros, TF1 9,99% à 37,31 euros. Ailleurs, Coflexip rétrograde de 9,09% à 139 euros. Le groupe para-pétrolier a annoncé une forte hausse de son résultat net 2000 à 222,7 millions d'euros, contre 89,6 millions en 1999, mais celui-ci est gonflé par les plus-values réalisées sur la vente du CSO Installer celle de titres Cal Dive. Hors éléments exceptionnels, le résultat net recule très légèrement à 88,6 millions d'euros. Parmi les hausses, le secteur automobile est bien représenté avec Renault (+4,22% à 56,80 euros) et Valéo (+4,22% à 53,15 euros) après l'annonce de la démission de son président André Navarri et son remplacement par Thierry Morin, précédemment directeur général.

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