35 à 40 milliards de dollars de dépenses prévus pour Meta en 2024. C'est deux fois plus que ce que l'entreprise a l'habitude de dépenser. Et c'est en grande partie pour accompagner le développement de l'intelligence artificielle générative (qui produit du contenu à partir d'une instruction en langage naturel). Le montant, annoncé lors de la publication des résultats trimestriels de l'entreprise, a fait frémir les investisseurs, faisant chuter l'action de l'entreprise, qui a par ailleurs doublé ses bénéfices, faisant mieux que prévu.
Car Mark Zuckerberg l'affirme lui-même - il ne faut pas s'attendre à un retour sur investissement avant « plusieurs années ». Susan Li, la directrice financière, a ajouté que les dépenses d'investissement devraient être encore plus élevées l'année prochaine, « car nous investissons de manière agressive pour soutenir nos ambitieux efforts de recherche et de développement de produits dans le domaine de l'IA ». Le propriétaire de Facebook et Instagram est, en effet, parti en retard dans cette course technologique, mais a récemment mis les bouchées doubles avec Llama 3, dont la plus grande version devrait largement surpasser en termes de nombre de paramètres (données sur lesquelles il a été entraîné) la concurrence.
La flambée des coûts est par ailleurs un enjeu partagé par l'ensemble de l'industrie. Un récent rapport de l'Université de Stanford notait que les coûts d'entraînement avaient explosé en quelques années : de quelques milliers de dollars pour les premiers Transformers (type de grand modèle de langage) en 2017 à plus de 190 millions de dollars pour la dernière version de Gemini (le grand modèle de langage).