Vers une IGP pour les citrons et oranges de Corse
Roland Frias
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L'agrumiculture corse s'apprête à franchir un nouveau cap dans sa structuration avec l'obtention d'Indications Géographiques Protégées (IGP) pour ses citrons et oranges. Une démarche pilotée en local notamment par l'Aprodec, l'association pour la promotion et la défense de la clémentine de Corse. Créée il y a près d'un quart de siècle, l'entité est déjà à l'origine des IGP « Clémentine de Corse » en 2007 et « Pomelo de Corse » en 2014, dont elle assure la gestion, tout comme par ailleurs celle relative à la « Noisette de Corse ».
« Les agrumes sont historiquement cultivés en Corse, les premières plantations d'oranges datent du XVIème siècle à Aregnu, en Balagne », ajoute Jean-Paul Mancel, précisant que « les oranges et les citrons de Corse représentant actuellement un faible tonnage, nous devons créer une niche commerciale ».
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Si les agrumes de Corse - au premier rang desquels les clémentines - font face à une concurrence, en particulier des pays comme l'Espagne, le Portugal et l'Italie, la demande nationale et internationale pour les produits sous IGP reste forte. « Le marché est demandeur d'oranges et de citrons de Corse, dans la lignée du succès des IGP déjà existantes », souligne le président de l'Aprodec, producteur depuis 1981 de clémentines, pomelos ou encore de noisettes.
Roland Frias