Cable & Wireless, nouvelle victime de la défiance des marchés

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Les suspicions des investisseurs vis à vis des pratiques comptables des entreprises, réveillées par le scandale Enron, visent désormais particulièrement le secteur des télécommunications. A Londres, l'action Cable & Wireless, en baisse de 4,37% en fin de séance à 230 pence, est tombé dans la matinée à 223 pence, son plus bas niveau depuis dix ans. Le titre a perdu 31% depuis le début de l'année en raison des incertitudes en vigueur sur le marché des télécoms mais également à causes d'éléments propres à la société. Les professionnels du marché précisent en outre que les ventes du titre se sont intenfsifiées après la décision de la SEC (Securities and Exchange Commission) d'enquêter sur les comptes de l'opérateur américain, Global Crossing, qui s'est placé fin janvier sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites.Dans le Financial Times, Cable and Wireless reconnaît avoir utilisé certaines méthodes comptables controversées - mais autorisées, précise le groupe - quant au calcul des profits générés par l'échange de capacités de communications avec d'autres opérateurs. Il est normal dans le secteur, a expliqué Cable and Wireless, de comptabiliser les échanges de capacités avec ses concurrents. Pourtant, l'opérateur reconnaît qu'une partie de ces "swaps" ne se traduisaient jamais par des mouvements de cash, mais que leur prise en compte dès la signature des contrats, gonflaient le chiffre d'affaires et des profits du groupe.Les analystes ont tout de même relativisé l'importance des "swaps" dans les comptes de Cables & Wireless, dans la mesure où ils représentent seulement 4% du chiffre d'affaires. En revanche, hier, KPNQwest, la joint-venture entre KPN et l'opérateur américain Qwest, a admis que 15% de son chiffre d'affaires était composé d'échanges avec les autres opérateurs. Parallèlement, la SEC (la COB américaine) enquête actuellement sur la comptabilité de Global Crossing, dont la faillite a été retentissante dans le secteur des télécoms. L'année dernière, Qwest et Global Crossing s'étaient mutuellement acheté des capacités sur leurs réseaux respectifs pour un montant de 100 millions de dollars. Mais, les deux opérateurs avaient différemment intégré cette opération dans leurs comptes, selon l'avocat d'un dirigeant de Global Crossing qui a été licencié. Les porte-parole de Global Crossing et de Qwest ont rejeté toute accusation de manipulation, assurant avoir suivi "les principes comptables généralement admis".latribune.fr

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