Le train du dérèglement climatique pourrait percuter celui des efforts en faveur de la transition écologique. C'est l'un des enseignements centraux d'une étude récente publiée par le cabinet international de conseil PricewaterhouseCoopers (PwC).
Dans ce rapport, PwC s'est intéressé à l'impact du dérèglement climatique sur neuf produits vitaux pour le fonctionnement de nos sociétés : les céréales de base (blé, le maïs et le riz), les métaux simples (zinc, fer, aluminium), ainsi que le cuivre, le lithium et le cobalt, des minerais absolument stratégiques dans la transition énergétique du monde (fabrication d'éoliennes et de panneaux solaires, batteries pour les voitures électriques, etc).
Et force est de constater que sur ce dernier volet, les prévisions sont assez inquiétantes : selon l'étude, d'ici 2050, plus de 70 % de la production de cuivre, de cobalt et de lithium pourrait être sérieusement menacée par « les stress thermiques » et « les sécheresses » accentués par le dérèglement climatique. La raison est simple : les mines dans lesquelles sont extraits ces minerais se situent au sein de zones vulnérables à ces phénomènes climatiques. Par ailleurs, l'eau est un élément clef du fonctionnement des mines, qui l'utilisent notamment pour filtrer les terres extraites.
En plus du manque de ressources hydriques, le cabinet de conseil relève un autre facteur de risque pour la productivité de ces industriels : la mise en danger de leurs employés, qui seront exposés à des températures extérieures extrêmes, et ce, pendant plusieurs heures d'affilée. Si l'on ajoute la hausse de l'humidité atmosphérique (qui empêche le refroidissement du corps humain), le danger pour ces travailleurs est d'autant plus important.