KPMG et Andersen discutent de la fusion de leurs activités hors USA

 |   |  321  mots
Le salut d'Andersen viendra-t-il de KPMG? Il est encore tôt pour le dire. Mais le dernier candidat au mariage, après que Deloitte Touche Tohmasu et Ernst and Young ont jeté l'éponge (voir ci-contre), a annoncé lundi avoir entamé des discussions avec Andersen.Un éventuel rapprochement concernerait les activités des deux groupes hors des Etats-Unis, précisent dans un communiqué les représentations allemandes des deux groupes. "Une telle fusion génèrerait des synergies considérables en termes de présence géographique, de savoir-faire sectoriel et de portefeuilles de service", explique Harald Wiedmann qui dirige la branche allemande de KPMG. Les discussions engagées concernent les activités dans les principaux pays d'Asie, d'Europe, d'Amérique latine, du Proche-Orient et du Canada.Du côté d'Andersen Allemagne, on fait valoir, via le dirigeant Christoph Gross, que l'accord permettrait à Andersen de continuer à proposer à ses clients un service mondial. Mais le groupe déclare ne pas savoir à quelle date un accord pourrait être noué. L'incertitude est d'autant plus grande qu'une telle opération nécessiterait obligatoirement l'aval des autorités de la concurrence et de chaque représentation nationale.Les associés nationaux ont d'ailleurs beaucoup fait parler d'eux ces derniers jours. Samedi, Andersen Espagne a commencé à distendre ses liens avec le reste du groupe, via la résiliation de plusieurs contrats. Par la suite, on a également appris que les filiales britannique, italienne, australienne, canadienne et chinoise chercheraient à prendre leurs distances. En revanche, la branche française n'envisage pas pour l'heure une telle hypothèse.Aux Etats-Unis, le cabinet est inculpé depuis jeudi dernier dans l'affaire Enron. Accusé d'entrave à la justice, il pourrait s'il est reconnu coupable se voir infliger une interdiction d'exercer pendant cinq ans (voir notre dossier). En marge de cette inculpation, Andersen fait également l'objet de plaintes de la part de salariés, d'actionnaires et de créanciers du courtier en énergie. latribune.f

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :