Kingfisher enfonce le clou grâce au bricolage

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Le bricolage est-il une activité qui ignore la crise? Les résultats annuels (au 1er février) de Kingfisher semblent le confirmer. Car, comme l'occasion avait déjà été donnée de l'observer sur neuf mois, la branche bricolage de Kingfisher a fait preuve de dynamisme sur l'ensemble de l'exercice 2002/2003 du distributeur britannique.Ainsi, son résultat d'exploitation a gagné 24%, à 534,1 millions de livres (833,2 millions d'euros). Ce qui a permis à la marge de progresser d'un demi-point, à 7,9%. Si le groupe a bien entendu profité de sa politique d'ouverture de nouveaux magasins, il a aussi bénéficié de son programme de réduction de coûts, mis en place en cours d'exercice en France et "désormais entré dans sa troisième année" en Grande-Bretagne.L'impact de cette contribution se fait naturellement ressentir sur les comptes de l'ensemble du groupe. Le résultat d'exploitation ayant progressé de 13%, à 694,3 millions de livres, la marge est passée de 6,4 à 6,5%. Quant au résultat net, avant impôts, exceptionnels et goodwill, il a augmenté de 17%, à 655 millions de livres. Un chiffre parfaitement conforme aux attentes des analystes, selon l'AFP.Bref, toujours sans surprise, la seule déception provient des chiffres du pôle électro-domestique et ameublement. A 160,2 millions d'euros, le résultat d'exploitation de cette division a reculé de 12,8%. Le groupe explique en particulier cette baisse par la "crise de confiance des consommateur français", qui a affecté les résultats de Darty. De quoi, pour Kingfisher, justifier un peu plus le recentrage sur le bricolage qu'il souhaite opérer.Confirmant qu'il travaillait à la scission de ses activités électro-domestiques (Darty et But en France ainsi que Comet au Royaume-Uni), Gerry Murphy, le nouveau directeur général, a ajouté en conférence de presse: "nous prévoyons une cotation secondaire à la Bourse de Paris, simultanément à celle de Londres". Cette cotation pourrait avoir lieu au deuxième trimestre (mai-juillet) de l'exercice en cours.La restructuration ne s'arrêtera pas là. Kingfisher va se retirer complètement du Canada, de Belgique et du Brésil afin de se concentrer sur son développement en Pologne, en Italie et en Asie.En 2003, il devrait être un peu trop tôt pour voir les véritables résultats de cette politique. Mais cela n 'empêche pas le groupe d'afficher "un certain optimisme mesuré pour l'année à venir", malgré une "conjoncture toujours incertaine".En Bourse, l'action reste stable, à 239 pence.

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