Le gouverneur de la Banque de France fait baisser l'euro

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Les déclarations des responsables monétaires européens donnent décidément le signal de la baisse de l'euro. Mercredi matin, le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer a ainsi repris la rhétorique de son prédécesseur Jean-Claude Trichet, désormais président de la Banque Centrale Européenne, en déclarant que "les mouvements très brusques entre les grandes monnaies ne sont pas bons pour la croissance". C'est ce que le président de la BCE avait déjà dit lundi dernier. Mais, interrogé sur France 2, Christian Noyer est allé plus loin. "Tous les acteurs doivent essayer de promouvoir le maximum de stabilité entre les monnaies là où ils le peuvent", a-t-il déclaré, avant d'ajouter, presque menaçant: "une intervention est une option toujours possible". Cette première évocation d'une éventuelle intervention de la BCE sur les marchés a eu un effet immédiat. L'euro a alors décroché de 0,60 cent face au dollar, atteignant 1,2683 dollar. La chute a encore été accentuée suite aux chiffres du commerce extérieur américain (voir ci-contre), puis l'euro est remonté. Il fallait en fin de journée 1,2724 dollar pour un euro.Pourtant, le gouverneur de la Banque de France s'est voulu encore mesuré. Il a rappelé que l'objectif principal de la BCE restait "la stabilité des prix" et que l'évolution de la monnaie unique n'était qu'une "variable" que devait prendre en compte l'institution de Francfort. Reste que, sur les marchés, ces déclarations sont d'importance, comme l'explique à Bloomberg l'analyste Junya Tanase: "la différence, c'est que ce ne sont plus des inquiétudes adressées à la BCE, mais des inquiétudes relevées par la BCE". Selon Junya Tanase, cela pourrait donc être interprété comme une volonté de la BCE de ne pas laisser filer trop rapidement la pièce bicolore. Pourtant, et encore une fois, cette correction pourrait ne demeurer que provisoire. Les déclarations d'Alan Greenspan hier (lire ci-contre) se sont voulu rassurantes sur les conséquences de la hausse du dollar : il n'y a pas de problème de financement des déficits et pas de tension sur les prix perceptible. Le dollar peut donc encore baisser...

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