La Banque de France reste relativement optimiste pour 2005

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Entre deux eaux. A mi-chemin entre les estimations gouvernementales qui tablent sur une croissance du PIB de 2,5% cette année et celles des économistes qui oscillent aux alentours de 1,8%, la Banque de France prévoit une croissance du PIB de 2,2% en 2005, identique à celle que la France devrait, selon elle, enregistrer en 2004.Dans son enquête de conjoncture de décembre publiée aujourd'hui, l'institution monétaire estime que la France devrait connaître une croissance de son PIB de 0,6% au premier trimestre 2005. Fin mars, l'acquis de croissance s'établira à 1,3% pour l'année. Pour mémoire, l'acquis de croissance correspond au taux de croissance minimum que l'économie française enregistrerait sur une année si le PIB ne baissait pas au cours des trimestres suivants.Ces estimations reposent sur toute une batterie d'indicateurs, notamment le climat des affaires. Selon les chefs d'entreprise interrogés par la Banque de France, l'activité industrielle a de nouveau progressé en décembre, mais à un rythme légèrement inférieur à celui du mois précédent, l'indicateur du climat des affaires dans l'industrie s'étant établi à 104, contre 105 en novembre et 100 un an plus tôt. De plus, le taux d'utilisation des capacités de production est en légère hausse (84,3 à 84,5), à un niveau proche de sa moyenne de longue période. Quant au carnet de commandes, il se situe encore "à un niveau supérieur à la normale". Par ailleurs, malgré la révision à la hausse de l'indice synthétique mensuel d'activité de la Banque de France au quatrième trimestre, de +0,6% à 0,7%, l'institution table toujours sur une croissance de 2,2% en 2004. De son côté, Bercy estime que la croissance française s'établira toujours à +2,5% en 2004... en données brutes non corrigées des jours ouvrables (voir ci-contre). De son côté, l'Insee table sur une croissance de 2,1%.Pour 2005, le gouvernement reste confiant sur la solidité de la croissance française avec une hypothèse de croissance de 2,5%, nettement supérieure à la prévision médiane des économistes qui oscille aux alentours de 1,8%. Selon ces derniers, la croissance devrait être affectée entre autres par le ralentissement de la demande mondiale, l'appréciation de l'euro face au dollar et le maintien à des niveaux élevés des prix de l'énergie. Quant à la consommation domestique - le principal moteur de l'économie en 2004 - elle devrait être conditionnée par la situation sur le marché de l'emploi. Dans une interview accordée à la Tribune en novembre dernier (voir ci-contre), le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin avait déclaré qu'il comptait réduire de 10% le nombre de chômeurs et abaisser le taux de chômage de 9,9% à 9,7% en 2005.

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