Le marché automobile européen patine

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A l'heure du salon de Genève, constructeurs automobiles et observateurs redoutent une année 2005 difficile en Europe. Force est de constater que les chiffres leur donnent progressivement raison. Le bond en avant du marché français en janvier (+6,5%) puis en février (+3,1%) ne doit pas faire illusion. A l'échelle européenne, les statistiques sont beaucoup moins flatteuses.Déjà en janvier, les chiffres fournis par l'ACEA (Association des constructeurs européens d'automobiles) avaient montré un repli de 0,2% du marché en Europe de l'Ouest (les quinze premiers membres de l'Union, auxquels viennent s'ajouter la Norvège, la Suisse et l'Islande). Les premiers éléments concernant février n'augurent rien de meilleur.Exception faite de la France, les immatriculations ont reculé dans les cinq premiers marchés européens, selon les données publiées par les organismes locaux. La palme revient au Royaume-Uni, où les ventes ont plongé de 15,7% à un peu plus de 77.000 unités. L'Italie a quant elle accusé une baisse de 5,5% de ses immatriculations à 195.518 unités. Les revers ont été un peu moins sévères pour l'Allemagne (-2% à 219.000 véhicules) et l'Espagne (-0,7% à 119.585 unités).Même si les chiffres de l'ACEA (faisant une synthèse au niveau européen pour le mois de février) ne seront publiés que le 16 mars prochain, la tendance du mois dernier commence donc à se dessiner clairement, sachant que ces cinq pays comptent pour environ 75% des immatriculations en Europe de l'Ouest. Seul un bond en avant de 11,5% des immatriculations dans les "plus petits pays" permettrait au marché européen de rester stable en février. Dans l'hypothèse plus probable d'une stabilité des immatriculations dans ces treize pays, l'ensemble du marché chuterait d'environ 2,5%. Enfin, ce ne sont pas les nouveaux membres de l'Union qui vont inverser la tendance, leurs immatriculations représentant moins de 5% du marché européen.Bref, le marché automobile européen a bien mal entamé 2005. Et le reste de l'année pourrait s'avérer tout aussi difficile, comme semble le craindre Philippe Houchois, analyste chez JP Morgan qui confiait récemment à latribune.fr: "2005 est une année un peu perdue pour le secteur automobile" (voir ci-contre). Les constructeurs automobiles restent également réservés à l'image de PSA et Renault qui n'attendent qu'un marché stable en 2005. Cette prudence est toutefois à relativiser. Le marché de l'Europe de l'Ouest devrait demeurer au-dessus des 14 millions d'unités. Ce qui, pour certains observateurs, reste historiquement très convenable.

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