Léger rebond du pétrole avant les stocks

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Les opérateurs s'attendent à un déclin des stocks de brut américain, dont l'état hebdomadaire doit être publié cet après-midi. Mais la météo clémente aux Etats-Unis maintient les cours proches de leurs plus bas d'un mois.

Après quatre séances de repli consécutives, le pétrole s'offre un petit rebond ce matin. Le baril de "light sweet crude" pour livraison en février regagne 19 cents à 60,53 dollars. Le Brent de même échéance s'octroie 32 cents à 60,84 dollars. Les cours demeurent néanmoins très proches de planchers d'un mois, sur fond de météo clémente outre-Atlantique. Les températures sont supérieures aux moyennes de saison dans le nord-est des Etats-Unis, ce qui réduit la consommation de fioul domestique. Cette semaine, la demande devrait être inférieure de 23% à la normale.

Les opérateurs attendent l'état hebdomadaire des stocks américains, qui doivent être publiés par le département de l'Energie aujourd'hui à 15h30 GMT. Selon le consensus des prévisions de treize analystes compilées par l'agence Bloomberg, les réserves de brut devraient avoir décliné de 2,5 millions de barils au cours de la semaine achevée le 22 décembre. Seulement deux des experts consultés s'attendent à une augmentation. Les stocks d'essence sont censés avoir augmenté de 750.000 barils par rapport à la semaine précédente.

En cette période de trêve des confiseurs, les tensions géopolitiques persistantes ne semblent pas émouvoir outre mesure les investisseurs internationaux. Mardi, le ministre iranien du pétrole Kazem Vaziri-Hamaneh a déclaré que son pays "utiliserait toutes les armes pour se défendre si nécessaire" au sujet des sanctions prises par le Conseil de sécurité de l'ONU à cause de son refus de suspendre l'enrichissement d'uranium. Mais il a aussitôt écarté l'hypothèse d'un arrêt des exportations pétrolières ou de blocage du détroit d'Ormuz. L'explosion d'un oléoduc, qui a causé la mort de 269 personnes mardi à Lagos au Nigeria, n'a pas eu d'impact.

La compagnie Royal Dutch Shell a fait savoir hier qu'elle avait engagé l'ancienne secrétaire américaine à l'Intérieur Gale Norton, pour superviser les services juridiques de sa division ressources non conventionnelles. Cette division conçoit et teste des technologies destinées à extraire du pétrole à partir de sources non conventionnelles comme les gisements de bruts hyper-lourds ou les huiles de schiste.

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