Les pays du G20 optimistes sur la croissance mondiale

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Les principaux pays industrialisés et en développement rassemblés ce week-end à Melbourne se veulent optimistes quant à la santé de l'économie mondiale. Mais ils réclament une flexibilité des taux de change et une reprise des discussions à l'Organisation mondiale du commerce.

A l'issue de leur réunion de deux jours tenue à Melbourne, les pays membres du G20 - c'est à dire les grands pays industrialisés et les principaux pays en développement - ont appelé dimanche à l'instauration d'une "flexibilité appropriée" sur les taux de change, nécessaire au maintien d'une croissance mondiale forte accompagnée d'une inflation maîtrisée.

Dans leur communiqué final, les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des pays du G20 - Afrique du Sud, Arabie saoudite, Allemagne, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Russie et Turquie - réclament également une reprise "prochaine" du cycle de Doha des négociations commerciales internationales.

"Le succès du cycle de Doha pour le développement est essentiel pour parvenir à un commerce plus libre et plus ouvert, pour réduire le risque de l'instabilité économique et financière et pour atteindre une croissance économique plus rapide, un développement et une réduction de la pauvreté", affirment les représentants des vingt pays. Le cycle de Doha de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui vise à favoriser la croissance et le développement par un approfondissement de la libéralisation des politiques commerciales, est bloqué depuis juillet dernier, achoppant notamment sur la question des subventions agricoles.

En ce qui concerne la conjoncture économique mondiale, les pays du G20 se veulent optimistes. "Les membres du G20 ont noté que l'économie mondiale continue de se développer à un rythme solide, avec une croissance au-dessus de sa moyenne à long terme pour la quatrième année consécutive", écrivent-ils dans la déclaration finale. "Le maintien d'une croissance mondiale forte et l'endiguement de l'inflation nécessiteront des ajustements aux politiques monétaires et fiscales tout en assurant une flexibilité appropriée sur les taux de change et une réforme structurelle", mettent-ils malgré tout en garde, en faisant état de "pressions inflationnistes potentielles".

Les participants de la réunion de deux jours à Melbourne n'ont publiquement affiché aucun désaccord, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y en a pas... Bien au contraire, des tensions restent perceptibles sur le taux de change de la monnaie chinoise et sur les déséquilibres commerciaux. Certains, et notamment les Etats-Unis qui souffrent d'un déficit commercial record avec la Chine, reprochent à ce pays de maintenir le yuan à un niveau excessivement faible afin de favoriser ses exportations.

Les excédents commerciaux de la Chine lui ont permis d'engranger plus de 1.000 milliards de dollars de réserves en devises étrangères, ce qui alimente les craintes qu'une volonté chinoise de diversification de cette réserve n'entraîne de brusques fluctuations des taux de change.

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