Villepin promet de réduire la dépense publique et rénover le modèle social

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Un an après son arrivée à Matignon, le Premier ministre s'est félicité du recul du chômage à 9,3% et du retour de la croissance française. Il souhaite poursuivre son action "dans la ligne tracée par le président de la République".

En matière de rhétorique, Dominique de Villepin a choisi le ton à un an des élections présidentielles: c'est dans la "continuité" qu'il souhaite inscrire son action. Une franche alternative face à Nicolas Sarkozy, qui souhaite incarner la "rupture" à droite. Lors de sa onzième conférence de presse mensuelle, tenue en fin de matinée à Chartres, le Premier ministre a indiqué qu'il ne dévierait pas du cap fixé par le président de la République. "Le projet pour 2007 pourra d'autant mieux se nourrir de l'action du gouvernement et de ses résultats concrets", a-t-il indiqué.

C'est surtout sur le bilan de son action que s'est concentré son discours ce matin. "Je tiens parole" sur le chômage, puisque "le taux de chômage a baissé de près d'un point pour passer à 9,3% au mois d'avril", a déclaré le Premier ministre. Il s'est également félicité de ce que "le rythme annuel de croissance dépasse les 2%", et de ce que "jamais il n'y a eu autant de mises en chantier de logements depuis plus de 25 ans" et "jamais il n'y a eu autant de logements sociaux financés". "L'effort d'investissement public massif que nous avons fait donne des résultats: dix milliards d'euros ont été injectés dans l'économie française, grâce aux recettes de privatisation et à la maîtrise des dépenses publiques", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a également procédé à son mea culpa et admis être "allé trop vite" sur le CPE. "La nature de mon projet, qui visait à apporter une réponse aux jeunes les moins qualifiés, n'a pas été comprise", a-t-il dit. Tirant "la leçon de l'échec du CPE", Dominique de Villepin a déclaré qu'"il faut savoir prendre le temps de l'explication et d'un dialogue approfondi pour faire avancer les réformes les plus difficiles".

Sans émettre d'annonces concrètes, Dominique de Villepin a néanmoins affirmé qu'"il n'est pas question de faire une pause" dans l'action gouvernementale "pendant un an", estimant qu'"il y a des sujets qui ne peuvent pas attendre", parmi lesquels figurent " les violences aux personnes, la cohésion sociale ou le chantier de l'énergie". Dominique de Villepin souhaite ainsi rencontrer les partenaires sociaux "à la fin de ce mois" pour discuter avec eux leurs analyses du rapport Chertier sur la modernisation du dialogue social.

Le Premier ministre a également déclaré qu'il "prendrait devant le Parlement dans quelques semaines un engagement national de baisse de la dépense publique". Il veut aussi pouvoir "dans un an présenter aux Français un modèle social rénové". "Nous avons en nous toutes les capacités pour réussir", a-t-il ajouté, en prenant l'exemple de la directive européenne sur les services où la France a "convaincu ses partenaires européens de renoncer au principe" très contesté du pays d'origine.

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