La consommation américaine en repli en février

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Les ventes de détail se sont tassées le mois dernier aux Etats-Unis, après une croissance soutenue en janvier. La tendance à la progression des dépenses des consommateurs n'est pas remise en cause.

C'est un petit coup de frein à la consommation des Américains: les ventes de détail ont reculé le mois dernier aux Etats-Unis de 1,3% par rapport à leur niveau de janvier. Une contre-performance qui s'explique notamment par la chute des ventes d'automobiles.

Selon les chiffres publiés aujourd'hui par le département du Commerce, les ventes de détail hors automobile ont baissé en février de 0,4%. Globalement, ces chiffres sont inférieurs aux attentes des économistes, qui tablaient sur un recul de 0,9% des ventes globales et de 0,5% des ventes hors automobile.

Ce tassement de la consommation le mois dernier est le plus important observé depuis l'été 2005. Mais il fait suite à une progression revue à la hausse pour janvier: +2,9% pour les ventes de détail au lieu de 2,3% estimés jusqu'ici, et +2,6% hors automobile, contre 2,2% annoncés précédemment.

Autre élément qui incite à relativiser l'importance de ce repli: sur un an, les ventes de détail continuent à s'afficher en nette hausse, de 6,7% dans leur ensemble et de 8,9% hors automobile. Et c'est bien la volatilité des ventes d'automobiles qui explique l'essentiel de ce mouvement: celles-ci ont reculé de 4,6% en février, après avoir progressé de 4,2% le mois précédent...

Au total, estime Marie-Pierre Ripert, économiste chez Ixis CIB, "la chute des ventes de détail en février est clairement une correction à la baisse après les chiffres très forts de janvier". L'économiste, qui prévoit un petit rebond en mars, s'attend toujours à une augmentation significative de la consommation sur l'ensemble du premier trimestre 2006, "probablement de 4,7% en taux annuel".

Simultanément, le département du Commerce a publié les chiffres des comptes courants des Etats-Unis en 2005. Sans surprise, ces derniers font apparaître un déficit historique de 804,9 milliards de dollars, en lourde aggravation par rapport aux 668,1 milliards de dollars de 2004. Ce chiffre résulte mécaniquement de la dégradation record de la balance commerciale, qui s'est établie à 781,6 milliards de dollars l'année dernière.

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