France Soir en passe de devenir un tabloïd populaire

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Le quotidien tombe dans l'escarcelle du journaliste Olivier Rey et de l'homme d'affaires Jean-Pierre Brunois, dont le projet est d'en faire un journal populaire. Les salariés, qui soutenaient le projet de l'homme d'affaires russe Arcadi Gaydamak, se sont mis en grève.

Finalement, le tribunal de commerce de Lille a tranché en faveur du journaliste Olivier Rey et de l'homme d'affaires Jean-Pierre Brunois pour reprendre France Soir. Le quotidien avait été placé en redressement judiciaire le 31 octobre 2005. Les nouveaux propriétaires du journal ont indiqué dans leur projet vouloir reprendre 51 salariés, pour faire de France Soir un tabloïd populaire. La rédaction compte aujourd'hui 112 journalistes et plusieurs dizaines de pigistes.

Cette nouvelle a provoqué un tollé dans la rédaction. Les salariés de France Soir avaient annoncé un peu plus tôt leur intention de se mettre en grève illimitée à partir de 18 heures aujourd'hui même, si le tribunal de commerce de Lille choisissait ce projet. Du coup, les salariés du quotidien, réunis au siège du journal à Aubervilliers, se sont déclarés "atterrés" par la décision du tribunal de commerce. Selon une journaliste de France Soir, les salariés envisagent de faire appel de la décision du tribunal. Ils veulent par ailleurs occuper les locaux du journal où ils sont réunis.

Le tribunal de commerce de Lille devait trancher entre trois candidats: le plan de continuation de Moscow News, plébiscité par les salariés, et deux plans de reprise: celui de MM. Brunois et Rey, et celui de Jean-Raphaël Fernandez, patron d'un groupe agroalimentaire marseillais. Moscow News est le groupe du magnat russe Arcadi Gaydamak. Ce dernier est sous le coup d'un mandat d'arrêt en France, dans le cadre d'une enquête sur un trafic d'armes vers l'Angola, et a une dette de 75 millions d'euros auprès du fisc. Mais il avait le soutient du comité d'entreprise car il s'est engagé à ne procéder à aucun licenciement pendant un an.

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