L'AIE craint des tensions sur le marché pétrolier cet été

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Il faudrait que l'OPEP augmente ses quotas de production avant l'été pour maintenir le niveau de stocks de pétrole. L'AIE a revu très légèrement en baisse sa prévision de demande sur l'année. Morgan Stanley a également revu à la hausse ses prévisions sur les cours du pétrole. Il table désormais sur un baril de brent à 57 dollars fin 2008 contre 55 dollars précédemment.

Un marché pétrolier "assoiffé". C'est ce qu'anticipe l'Agence internationale de l'énergie (AIE) pour cet été, les Etats-Unis étant en pleine période de "driving saison", époque où les vacanciers sur les routes font grimper la demande de carburants. De quoi donner un nouveau coup de fouet aux cours, d'autant que les problèmes d'approvisionnement au Nigeria devraient contribuer aux tensions sur le marché.
Mais sur l'année, l'AIE a à peine modifié son pronostic, pariant sur une augmentation de 1,8% de la demande à 85,72 millions de barils par jour. Des chiffres qui traduisent une légère baisse par rapport aux dernières estimations en raison d'une révision de la demande chinoise.

Depuis le mois de novembre, l'OPEP a fait remonter le baril de pétrole au dessus de 60 dollars grâce à deux abaissements de ses quotas de production. Les troubles politiques au Nigeria, qui perturbent la production de brut, et le fait que l'Opep n'ait pas donné signe d'augmentation de sa production avant le troisième trimestre devraient contribuer aux tensions du marché dans les mois à venir, conclut l'AIE.
Bien que les capacités soient suffisantes pour répondre à ce pic de la demande cet été, une augmentation des quotas de production de l'OPEP serait nécessaire "avant l'été", selon l'AIE, pour le maintien du niveau de stocks. Le prochain sommet de l'OPEP est prévu le 11 septembre prochain, mais les responsables se réunissent plusieurs fois d'ici-là.

Morgan Stanley a également revu à la hausse ses prévisions sur les cours du pétrole. Le département d'étude table désormais sur un baril de brent à 57 dollars fin 2008 contre 55 dollars précédemment. Du point de vue de la banque, les risques géopolitiques se sont accrus. L'Iran continue son programme d'enrichissement d'uranium malgré les menaces de sanctions de l'Onu ; l'élection présidentielle au Nigeria n'a pas permis de stabiliser la situation politique du premier producteur de brut du continent ; et la menace terroriste a resurgi en Arabie Saoudite après la mise à jour d'un complot visant à endommager des raffineries et des champs pétroliers. Enfin, les pays producteurs de pétrole sont inciter à faire grimper les prix pour compenser la dépréciation du dollar.

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