Les autres films de la semaine

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Parmi les autres films qui sortent ce mercredi: "Lumière silencieuse", "Tous à l'Ouest", "Cow boy" "Le Chaos", "24 mesures".

"Lumière silencieuse"
Pour conter une histoire universelle d'adultère, le jeune auteur mexicain Carlos Reygadas plonge dans une communauté agricole très particulière, les mennonites. Implantés dans le nord du Mexique, ces descendants de dissidents protestants hollandais et allemands qui ont fui l'Europe à partir du XVIIe siècle vivent dans le respect des traditions, sans distinction de classes, parlant un dialecte germanique proche du flamand. Le film tourné avec des acteurs mennonites non professionnels conte la souffrance de Johan, père de famille nombreuse, tiraillé entre son mariage avec la brave Esther et sa passion pour Marianne. Baigné de spiritualité et nimbé de silence, le film égrène en longs plans fixes et des images sublimes les stations du calvaire des deux amants adultères emportés par une irrésistible et innocente attirance.
N.T.

"Tous à l'Ouest, une aventure de Lucky Luke"
Auteurs de séries pour la télévision (dont "Les zinzins de l'espace" et "Lucky Luke"), les animateurs du Studio Xilam adaptent pour la première fois au grand écran les aventures du cow-boy qui tire plus vite que son ombre. Ils s'appuient sur l'album du tandem Morris-Goscinny "La Caravane" et content, en mêlant 2D et 3D, une traversée des Etats-Unis de New York à la Californie au temps du Far West avec les Dalton en cage. Décalé, politiquement incorrect, le film graphiquement très créatif comporte des moments désopilants. Mais souffre d'un rythme inégal.
N.T.

"Cow boy"
Le réalisateur belge Benoît Mariage retrouve son acteur fétiche Benoît Poelvoorde ("C'est arrivé près de chez vous") et revient sur la prise d'otages retentissante, en 1980, d'un bus scolaire par un activiste d'extrême gauche. Benoît Poelvoorde incarne Daniel Piron, un journaliste de télévision qui après voir vu tous ses idéaux s'envoler s'ennuie dans son couple et son travail. La seule idée qui le galvanise encore est de retrouver et de filmer Tony Sacchi, le preneur d'otages et héros révolutionnaire de sa jeunesse. Celui-ci (joué par Gilbert Melki) s'est empâté et est devenu un gigolo. De même, tous les protagonistes de la prise d'otages s'avèrent bien décevants. Reste pour le journaliste raté à assumer ses désillusions.
N.T.

"Le Chaos"
A 81 ans, l'égyptien Youssef Chahine n'en finit pas de dénoncer les abus de pouvoir dont sont victimes ses concitoyens. Choubra, vieux quartier cosmopolite et paisible du Caire, est traversé de tensions et de violences. Hatem, policier corrompu jusqu'à la moelle, impose sa loi. Seule Nour, sa voisine de palier qu'il poursuit de ses assiduités, ose lui tenir tête. Elle est amoureuse de Cherif, le jeune et intègre substitut du procureur, lui-même empêtré dans une histoire d'amour chaotique. Entrecoupé de moments musicaux, le film ne craint pas le kitsch.
N.T.

"24 mesures"
Pour son premier long métrage, l'acteur Jalil Lespert (révélé par "Ressources humaines") se disperse entre l'histoire de quatre jeunes gens dont les destins vont brièvement (et artificiellement) se télescoper un soir de Noël, au cours d'une nuit blanche qui fera basculer leurs vies... Helly (Lubna Azabal), jeune mère hardeuse de peepshow qui tente de récupérer la garde de son fils, croise par hasard la route de Didier (Benoît Magimel), un chauffeur de taxi. Puis brutalement celle de Marie, une provinciale mal dans sa peau (Bérangère Allaux). Exit Didier, elles s'embarquent dans une virée nocturne qui les conduira sur la côte normande jusqu'à leur rencontre avec Chris, un batteur de jazz (Sami Bouajila). Le tout baigne dans la musique du saxo Archie Shepp.
N.T.

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