La Chine aurait renoncé aux centrales EPR d'Areva
La Tribune
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Si l'information est confirmée, il s'agira d'un nouveau coup dur pour Areva. En effet, après les retards accumulés pour la construction d'une centrale EPR en Finlande, le gouvernement chinois serait revenu sur sa décision de faire construire ce modèle de centrale sur son territoire. Le projet n'a pas été purement et simplement annulé. Les autorités ont simplement décidé de relocaliser le projet, initialement prévu à Yangjiang, pour le placer sur le site de Taishan, à 10 kilomètres à l'Ouest de Hong Kong. Les autorités chinoises, soucieuses de ne pas s'aliéner leurs partenaires commerciaux, procèdent souvent à ce type de démarche. Il s'agit du préalable à l'annulation du projet. En lieu et place des centrales EPR, des centrales chinoises moins puissantes seront construites.
De son côté, le gouvernement français et un porte-parole d'Areva ont démenti les informations. Les deux sources ont précisé que les négociations étaient "avancées" et "qu'elles se poursuivaient". Les deux pays avaient signé une lettre d'intention à la fin du mois de juillet. Celle-ci portait sur la construction de deux centrales EPR pour le prix de 3 milliards d'euros, selon les estimations des experts. La signature définitive avait ensuite été reportée, officiellement pour des raisons "techniques et d'agenda". Le prix unitaire du contrat est deux fois inférieur au prix catalogue pratiqué par Areva dans le cas finlandais par exemple.
A la mi-journée, le titre d'Areva s'affichait en hausse de 1,45% à 699,99 euros à la Bourse de Paris.
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