Malaise autour de la nomination de Marc-Olivier Strauss-Kahn à Washington

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Le frère du patron du FMI, actuel directeur des relations internationales à la Banque de France (BDF), a obtenu sa nomination au sein de la Banque interaméricaine de développement ainsi qu'un titre sur mesure à la BDF. Le tout pour une rémunération plus que confortable.

C'est une affaire qui provoque déjà bien des remous: celle du parachutage doré de Marc-Olivier Strauss-Kahn, numéro quatre de la Banque de France et frère du patron du FMI, à Washington. Selon Le Parisien de ce jeudi, l'intéressé aurait obtenu un titre sur mesure et un poste en or au sein de l'organisation internationale Banque interaméricaine de développement. Et ce dans des conditions pour le moins opaques.

Selon le quotidien, qui cite une source proche du dossier, l'arrangement aurait été négocié "en direct entre l'état-major de la BDF, le cabinet de Lagarde (ministre de l'Economie, NDLR), la direction du Trésor, sous l'oeil bienveillant de l'Elysée". Afin de rejoindre sa femme, déjà en poste à Washington, Marc-Olivier Strauss-Kahn aurait négocié un poste sur mesure, en tant que représentant aux côtés du fonctionnaires "junior" de New York. Seul hic: le directeur général des études et des relations internationales veut son bureau à Washington.

Le haut fonctionnaire est alors nommé "représentant en Amérique de la BDF" et décroche un poste d'administrateur à la Banque interaméricaine de développement. Le tout en cumulant les revenus, nets d'impôts. Selon Le Parisien, Marc-Olivier Strauss-Kahn devrait ainsi toucher un salaire de base voisin de 250.000 dollars, soit 160.000 euros par an. Sans compter une indemnité d'expatriation de 150.000 euros et une enveloppe de frais de représentation de 50.000 euros.

En réponse aux critiques que suscite sa prochaine nomination, l'intéressé se défend. Il estime ainsi que l'"on veut nuire à mon frère ou peut-être à la Banque de France". Et s'explique sur sa prochaine rémunération. L'actuel directeur des études et des relations internationales à la banque de France indique qu'il gardera son titre à la banque de France mais "sans l'indemnité de fonctions qui était liée à son poste à Paris".

Par ailleurs, "comme tout fonctionnaire expatrié à l'étranger, on m'accorde une indemnité qui tient compte du coût de la vie", ajoute-t-il, démentant la somme de 50.000 euros avancée par le Parisien.

De son côté, la Banque de France n'a fait aucun commentaire.

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