Djibril Outtara : « Abidjan doit devenir un hub d’attractivité pour le venture capital »
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Djibril Outtara est ministre de la Transition numérique et de l'Innovation technologique.
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Djibril Outtara est ministre de la Transition numérique et de l'Innovation technologique.
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LA TRIBUNE AFRIQUE - Vous étiez présent dernièrement à Paris, pour le salon Vivatech et vous affichez votre forte volonté de faire de la Côte d’Ivoire un pays favorable à l’innovation. Dans la détermination de votre feuille de route, quels pays vous ont inspiré ?
DJIBRIL OUTTARA - Je crois que j’ai gardé de ma période d’entrepreneur, l’habitude de faire du benchmark. Nous avons donc regardé quels étaient les pays meilleurs que nous. Et cette étude a démontré que c’était l’Estonie. Nous sommes donc partis en voyage d’immersion en Estonie. Nous avons publié un Livre blanc concernant la transformation numérique de l’administration. Et nous avons établi des partenariats avec un écosystème en Estonie pour suivre leurs traces. Nous ne nous sommes pas arrêtés là. Nous sommes également aller voir en Afrique ceux qui étaient censés suivre la trace des Estoniens et voir où ils en étaient et définir ensuite notre ambition. Nous avons alors commencé des engagements avec le Rwanda mais également avec le Bénin et notre ambition c’est que l’on puisse avoir de façon ultime des démarches similaires et que nous puissions continuer d’être dans le peloton de tête en ce qui concerne la digitalisation et la transformation des administrations en Afrique.
Vous dites vouloir faire de la Côte d’ivoire, un hub. Or voilà un mot un peu galvaudé. Que cela signifie-t-il exactement, vouloir être un hub régional ? Cela signifie-t-il avoir le leardership ?
Lorsque vous regardez aujourd’hui la Côte d’Ivoire dans d’autres secteurs d’activité, sur l’aspect de la finance, par exemple, la place financière qui achète le plus, c’est en Côte d’Ivoire. Lorsque vous allez dans le domaine culturel et que l’on évoque la création, la Côte d’Ivoire est perçue comme la plaque tournante de la culture. Lorsqu’on doit parler d’innovation, on voit que nombreux sont les Africains qui pensent que la place où ils doivent s’établir, c’est la Côte d’Ivoire. De ce fait, on peut donc dire la place financière la plus importante, la plaque tournante culturelle… Nous on dit, le hub de l’innovation et du numérique en Afrique de l’Ouest. Et je pense que cela a du sens.