Maroc : pourquoi Dakhla peut devenir la future destination des investisseurs français
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Le port de Dkhala constitue une infrastructure majeure du développement économique du Maroc
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Le port de Dkhala constitue une infrastructure majeure du développement économique du Maroc
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Les entrepreneurs positionnent toujours leurs projets d’avenir en scrutant de près les décideurs politiques. Le 30 juillet 2024, le président Emmanuel Macron fait part au roi Mohammed VI que, pour la France, le présent et l’avenir du Sahara marocain s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine.
Depuis, les relations entre Rabat et Paris ont repris du souffle. Et pour marquer ce nouveau tournant, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et le Mouvement des entreprises de France (MEDEF), à travers le Club des Chefs d’entreprises France-Maroc, ont pris les devants en organisant, début octobre, une rencontre de haut niveau à Dakhla, une ville du sud marocain qui a désormais vocation à devenir un hub économique entre l’Europe et l’Afrique. « L’État encourage et soutiendra nos entreprises dans leurs investissements dans les régions du Sahara », déclare Christophe Lecourtier, ambassadeur de France au Maroc.
Pour les organisateurs et les 40 entrepreneurs venus spécialement de Paris, le choix de Dakhla n’est certainement pas fortuit. Encore méconnue il y a une trentaine d’années, la ville fait partie d’une région qui bénéficie aujourd’hui d’un important programme d’investissements publics représentant pas moins de 17 % des investissements nationaux, avec à la clé la création d’infrastructures, d’une route express, de parcs industriels, de zones logistiques, de plateformes énergétiques. « Cette transformation fait des régions du sud un pôle géoéconomique incontournable », précise Amyra Hormatollah, présidente de la CGEM Dakhla-Oued Eddahab. La future métropole du sud marocain se distingue également par son potentiel énergétique (solaire et éolien).
« La région de Dakhla dispose de facteurs de capacité (éolien) qui peuvent être supérieurs à 70 %. On ne voit cela d’ailleurs qu’au Chili. Ce qui veut dire que 70 % du temps, le système tourne à 100 %, avec en retour une production en kWh décarbonée et à un prix extrêmement compétitif », détaille Reda Hamedoun, membre du Comex de Nareva et directeur exécutif Power-to-X et stratégies de la filiale du holding Al Mada.