L’Égypte est le second acteur africain dans les énergies renouvelables, derrière l’Afrique du Sud. Comme son rival, le pays des pharaons s’appuie sur les producteurs indépendants l’électricité pour accélérer sa transition énergétique.
Le développeur norvégien d’énergies renouvelables Scatec a signé le 11 janvier dernier un accord d’achat d’électricité (Power Purchase Agreement – PPA) d’une durée de 25 ans avec l’Egyptian Electricity Transmission Company (EETC). Le contrat porte sur une capacité combinée de 1,95 GW de solaire photovoltaïque et 3,9 GWh de stockage par batteries. Il couvre un ensemble de projets comprenant un complexe hybride solaire-stockage destiné à assurer une fourniture d’électricité quasi-continue, ainsi que deux unités de batteries autonomes visant à fournir des services de stabilité et de flexibilité au réseau électrique national.
Le projet central, qui sera localisé dans le gouvernorat de Minya (Haute-Égypte), combinera une centrale photovoltaïque à haute capacité et des systèmes de stockage capables de restituer l’électricité sur plusieurs heures, réduisant l’intermittence de la production solaire, renforçant la fiabilité du réseau et réduisant le recours aux centrales thermiques. À terme, l’ensemble des installations devrait produire environ 6 000 gigawattheures d’électricité renouvelable par an, ce qui en ferait le plus important projet solaire assorti de stockage jamais développé en Afrique.
Si les détails financiers n’ont pas été rendus publics, ce PPA s’inscrit dans un portefeuille plus large d’accords récemment signés par le pays des pharaons, incluant un partenariat avec le groupe chinois Sungrow pour la construction d’une usine de fabrication de batteries dans la zone économique du canal de Suez. L’ensemble de ces engagements représente un investissement cumulé estimé à 1,8 milliard USD (environ 1,5 milliard d'euros).
Une nouvelle étape dans la conquête du marché égyptien
Avec ce nouvel accord, Scatec vient consolider ses positions en Égypte, deuxième pays en Afrique en termes de capacité installée totale d'énergies renouvelables, derrière l’Afrique du Sud, d’après un rapport publié en juillet 2025 par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA). « En intégrant des technologies solaires et de stockage par batteries de pointe, nous apportons à l’Égypte une électricité durable disponible en continu, ainsi que des services de stabilisation du réseau, soutenant à la fois la transition énergétique du pays et le développement économique de long terme de la région », s’est réjoui Terje Pilskog, le PDG de la société.
La compagnie norvégienne qui a fait son entrée sur le marché égyptien depuis 2013 en participant au programme national de tarif de subventionnement (FiT), y est actuellement le plus grand développeur solaire. Elle est impliquée dans des infrastructures de transition énergétique majeures du pays, actuellement dépendant du gaz naturel. Il s’agit notamment du parc solaire de Benban (1,8 GW) dans le gouvernorat d’Assouan, toujours en Haute-Égypte, dont il a raccordé les 6 dernières centrales au réseau national en 2019, et du projet Obelisk dont les travaux de construction ont été lancés en mai 2025.
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Cette centrale solaire/stockage par batterie combine 1,1 GW de photovoltaïque et 100 MW/200 MWh en stockage vendus à l’Egyptian Electricity Transmission Company (EETC) dans le cadre d’un contrat d’achat d’électricité de 25 ans. Plus tôt en mars 2025, Scatec avait consolidé son partenariat avec les autorités égyptiennes en s’engageant à élargir ses investissements pour positionner le pays comme un hub régional des énergies propres, et soutenir ses objectifs dans le cadre de la transition énergétique. Pour rappel, l'Égypte compte porter la part du renouvelable dans son mix électrique à 42 % d'ici 2030 et 65 % d'ici 2040.