Le Crédit Agricole tente l’expérience d’une banque numérique low cost
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La banque en ligne a toujours été un sujet complexe au sein du groupe mutualiste Crédit Agricole.
DR
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La banque en ligne a toujours été un sujet complexe au sein du groupe mutualiste Crédit Agricole.
DR
Le rouleau compresseur des néobanques Revolut & Cie auprès des clientèles les plus jeunes ne pouvait laisser plus longtemps indifférent le Crédit agricole, le mastodonte de la banque de détail en France, avec ses 1 200 milliards d’euros de dépôts, ses 25 millions de clients particuliers, ses 5 300 agences et 40 000 conseillers.
Le groupe annonce le lancement d’une offre low cost de banque en ligne, 100 % gratuite et sans condition de revenus, baptisée Eko et accessible depuis l’application bancaire mobile des Caisses régionales. Ce sont d’ailleurs les Caisses régionales qui revendiquent cette nouvelle, et non la structure de tête, Crédit agricole SA, afin de bien réaffirmer ce qui appartient à César !
L’offre est basique : un compte bancaire, une carte virtuelle pour les paiements en ligne et en magasin, une activation du service en moins de dix minutes et un accès aux produits et services du groupe. Tout le parcours est bien évidemment numérique et sécurisé.
Cette offre est évolutive et l’idée est bien d’équiper progressivement, en mode payant, le client d’Eko. Cette offre est donc complémentaire de la banque en ligne déjà existante BforBank, qui a été entièrement repensée de A jusqu’à Z à grands frais pour en faire une plateforme patrimoniale de conquête en Europe. Une autre filiale du groupe, LCL (ex-Crédit lyonnais) teste une offre 100 % numérique auprès de la clientèle professionnelle, qui pourrait être étendue ultérieurement à la clientèle des particuliers.
À lire également
Les banques mutualistes, qui concentrent plus des deux tiers du marché de la banque de détail en France, commencent à réagir à l’offensive des néobanques, pour l’essentiel Revolut et BoursoBank, qui enrôlent de plus en plus de clients (respectivement 2,5 millions et 1,9 million en 2025), eux-mêmes de plus en plus multibancarisés. À un tel point que les consultants tirent le signal d’alarme et prédisent la fin programmée du modèle traditionnel de la banque de détail et de ses agences.
Chaque semaine, les clés pour comprendre les marchés financiers.

En pleine OPA de Commerzbank, la BCE dit oui à la concentration du secteur
« C'est un changement de méthode historique » : comment Kevin Warsh imprime sa marque à la tête de la Fed
Deutsche Börse exemptée de supervision par l'Esma : comment Berlin sape l'union des marchés de capitaux
Pourquoi le géant des cryptomonnaies Binance pourrait fermer son site européen dans les prochains mois