Bourse : derrière le record de Samsung, l'insolente suprématie des géants de la tech

13 entreprises présentent une capitalisation boursière supérieure à 1 000 milliards de dollars, dont dix gravitent autour de la tech.
© Agathe Perrier, La Tribune

13 entreprises présentent une capitalisation boursière supérieure à 1 000 milliards de dollars, dont dix gravitent autour de la tech.
© Agathe Perrier, La Tribune
C’est une première pour Samsung. Le géant sud-coréen a franchi ce mercredi le seuil symbolique des 1 000 milliards de dollars de capitalisation boursière pour la première fois depuis son introduction en Bourse en 2003.
Le dépassement de ce cap était attendu pour Samsung, dont l’action a pris plus de 300 % depuis un an. Un engouement des investisseurs qui s’explique par la place qu’a su prendre l’entreprise parmi les acteurs essentiels de l’approvisionnement en puces de haute performance, particulièrement prisées dans le contexte actuel d’évolution rapide dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA).
Outre Samsung, 12 autres entreprises présentent une capitalisation de plus de 1 000 milliards de dollars. Parmi elles, dix gravitent autour de la tech.
Cinq, dont Samsung, sont des fabricants de produits technologiques : Nvidia, Broadcom, TSMC et Tesla. Trois sont spécialisées dans les services de la tech et du cloud (l’informatique à distance), à savoir Microsoft, Alphabet (maison mère de Google) et Meta. Deux, Apple et Amazon, font les deux.
Quant aux trois autres, elles œuvrent dans des domaines très variés. On y trouve le géant pétrolier saoudien Saudi Aramco, le conglomérat Berkshire Hathaway et la chaîne américaine d'hypermarchés Walmart.

Si la capitalisation du laboratoire américain Eli Lilly, l’un des principaux fabricants de traitements anti-obésité, a un temps dépassé le cap des 1 000 milliards de dollars, elle est actuellement juste en dessous. Une fluctuation que connaît aussi Tesla, dont l’action a vécu une année 2025 en dents de scie à cause des positionnements politiques de son excentrique patron, Elon Musk.
Chaque semaine, les clés pour comprendre les marchés financiers.

Comme Samsung, les entreprises de la tech sont en grande partie portées par l’appétit des investisseurs pour l’intelligence artificielle.
Preuve de cette frénésie : Nvidia, mastodonte des puces électroniques destinées à l’IA, a franchi la barre des 4 000 milliards de dollars en juillet 2025, seulement deux ans après avoir dépassé les 1 000 milliards. À peine trois mois plus tard, en octobre dernier, elle est même temporairement passée au-delà des 5 000 milliards de dollars.
À titre de comparaison, il aura fallu plus de six ans à Apple pour faire le même bond, de 1 000 à 4 000 milliards.

L’engouement des investisseurs s’est emballé à partir de l’année 2024. Dès le début de cette année-là, Microsoft est devenue la deuxième entreprise à atteindre les 3 000 milliards de dollars, deux ans après son rival Apple. Les deux géants ont par la suite été dépassés par Alphabet et Nvidia. Et s’ils ne sont que quatre au-dessus de ce seuil aujourd’hui, Amazon n’en est pas loin et Broadcom pourrait vite les rejoindre s’il continue sur sa lancée.
Dans ce contexte de course à l’échalote des valorisations boursières, la crainte d’une « bulle de l’IA » prête à exploser a saisi les investisseurs à la fin 2025. Le vent de panique est depuis quelque peu retombé, l’intelligence artificielle imposant une réalité économique bien plus complexe qu'une simple surchauffe spéculative. Du moins pour le moment.
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