Succession d'Armani : le coup de théâtre qui change tout
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le logo d'une boutique Giorgio Armani à Vienne.
REUTERS - Leonhard Foeger
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le logo d'une boutique Giorgio Armani à Vienne.
REUTERS - Leonhard Foeger
La famille Armani serait-elle en train de renverser la succession de la maison de luxe ? Alors que cela fait huit mois que Giorgio Armani est décédé, les préparatifs de sa succession avancent. Dans son testament, le fondateur du groupe avait expliqué vouloir que 15 % de son entreprise soient cédés à un groupe dans un délai de 12 à 18 mois après sa mort survenue en septembre. Il avait notamment stipulé les noms de LVMH, L’Oréal et Essilor Luxottica.
Il avait aussi précisé qu’une participation supplémentaire comprise entre 30 % et 54,9 % devra être vendue au même acquéreur dans les cinq ans suivant le décès du fondateur. Enfin, en cas d’échec de la vente, son testament stipule que ses héritiers devront organiser une introduction en Bourse de la société.
Sauf que selon un article du quotidien italien La Repubblica, publié dimanche, le nouveau directeur général d’Armani, Giuseppe Marsocci, envisagerait finalement de ne pas vendre 15 % de la maison de couture à l’une de ces trois entreprises mais de leur céder, chacune, 5 % du capital. Une information qui, si elle est confirmée, relèverait d’un véritable coup de théâtre dans le monde du luxe.
Préserver l’indépendance de sa marque a toujours été le cheval de bataille de Giorgio Armani. C’est d’ailleurs dans cette optique qu’il a créé sa fondation éponyme en 2016. L’entité détient aujourd’hui une participation directe de 10 % dans l'entreprise, lui conférant 30 % des droits de vote et le droit de récupérer les parts des autres actionnaires en cas de décès. Le créateur avait déclaré au quotidien italien Corriere della Sera en 2017 qu'un tel mécanisme était nécessaire pour aider ses héritiers à s'entendre et éviter que le groupe ne soit racheté ou démantelé.