Le 6 janvier 2026 marque un tournant structurel pour le Tadawul, qui s'ouvre désormais à toutes les catégories d'investisseurs étrangers. Ryad espère ainsi transformer son marché financier en hub régional et stabiliser ses flux de capitaux.L'annonce officielle de l'ouverture du Tadawul à l'ensemble des catégories d'investisseurs étrangers est le signal d'une accélération pour la place financière de Ryad. Jusqu'ici contraint par des critères d'accès sélectifs, le marché saoudien lève les dernières barrières pour absorber un pipeline massif d'introductions en Bourse. Le gouvernement saoudien a d'ailleurs déjà tracé la feuille de route budgétaire avec un plan d'emprunt annuel de 217 milliards de riyals pour 2026 (près de 50 milliards d’euros), témoignant de l'ampleur des besoins de financement pour les chantiers de la Vision 2030.
L'enjeu : transformer la première place boursière de la région en une plateforme d'investissement de premier choix capable de canaliser les flux mondiaux de manière permanente. Cette ouverture doit permettre de soutenir la liquidité du marché alors que les autorités visent des objectifs ambitieux, notamment dans le secteur de la fintech avec une cible de 525 entreprises créées d'ici à la fin de la décennie.
Introductions en Bourse sous haute tension
Le marché saoudien entame l'année 2026 sur une note positive, porté par des valeurs phares comme Makkah Construction and Development, qui a clôturé l'année 2025 sur des bonds significatifs. Ryad mise sur cette dynamique pour écouler son stock de 31 introductions en Bourse prévues. Ces entrées au capital sont cruciales pour le Fonds d'investissement public (PIF), moteur central de la stratégie économique du pays.