Baisse des taux : la guerre fait rage entre « colombes » et « faucons » au sein de la Fed
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Le discours de Jerome Powell sera décisif pour les marchés financiers.
Reuters
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Le discours de Jerome Powell sera décisif pour les marchés financiers.
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La probabilité d’une baisse des taux fédéraux, à 3,5 %-3,75 %, par la Réserve fédérale (Fed) cet après-midi est désormais de 90 %. Mais il est fort probable aussi que cette annonce soit un hawkish cut, c’est-à-dire une baisse accompagnée d’un message d’une grande prudence pour 2026.
Ce sera d’ailleurs le dernier discours d’importance du président Jerome Powell avant que le nom de son successeur à la tête de la Fed soit divulgué d’ici aux fêtes de Noël par la Maison-Blanche. Un message incertain sur les prochaines baisses à venir pourrait gâcher les festivités à Wall Street et contrarier le président Donald Trump, en perte de vitesse dans les sondages et qui a impérativement besoin d’une Fed accommodante (dovish) pour soutenir la croissance, le marché de l’emploi et la confiance des ménages.
Les doutes d’une baisse même en décembre avaient déjà secoué le marché après la dernière réunion de la Fed en octobre, qui avait pourtant acté pourtant d’une deuxième baisse de 25 points de base depuis décembre 2024, mais au cours de laquelle le président Powell avait prévenu d’une nouvelle réduction était loin d’être garanti. Et la lecture des prévisions de la Fed (les dots) en septembre révèle des attentes pour le moins frileuses, avec seulement une baisse médiane de 20 points de base en 2026. Dans le détail, huit membres sur les 19 du comité de politique monétaire (FOMC) ne voulaient même pas de baisse du tout en 2026.