Eric Larchevêque fait un virage à 180 degrés après le flop de sa société bitcoin

Eric Larchevêque change le projet de The Bitcoin Company.
Maxime Heuzé - LA TRIBUNE

Eric Larchevêque change le projet de The Bitcoin Company.
Maxime Heuzé - LA TRIBUNE
Nous sommes en novembre dernier. Eric Larchevêque, la voix la plus célèbre de l'écosystème crypto en France, a réuni pas moins de 500 personnes pour un show digne d'une keynote d'Apple. Une présentation qui a un seul but, annoncer son nouveau grand projet : The Bitcoin Society (TBSO). Une société cotée à la Bourse de Paris qui va lever des fonds auprès d'actionnaires pour accumuler des bitcoins.
Six mois plus tard. C'est dans une petite salle de restaurant que le fondateur de Ledger réunit une dizaine de journalistes pour leur annoncer que le bitcoin, c'est terminé. Face à la chute de 20 % du cours de l'actif depuis le début de l'année, Eric Larchevêque confie que son entreprise « n'a plus vocation à devenir une Bitcoin Treasury Company (ou société de trésorerie en bitcoin) ».
Mais il l'assure, tout n'est pas fini ! Eric Larchevêque ne compte pas mettre la clé sous la porte. Au contraire, il annonce une levée de fonds de 8 millions d'euros pour développer TBSO (qui vaudra alors 33 millions d'euros) accessible jusqu'au 10 juin. Avec cette augmentation de capital – dont 3 millions viendront directement de sa poche –, The Bitcoin Society va racheter une autre société d'Eric Larchevêque : NVST (qui se dit « Invest »).
« C'est une forme de réintroduction en Bourse » après le faible engouement généré par l'arrivée en Bourse de TBSO en novembre, explique un proche de la société.
Finalement, une fois TBSO et NVST réunies, Eric Larchevêque compte développer deux activités :
Ce site Internet proposera divers services comme des conférences d'experts et un robot conversationnel qui devrait progressivement se transformer en agent IA spécialisé dans l'aide aux entrepreneurs.
Un prix justifié par la publication de dossiers d'analyse d'investissements exclusifs. « Le travail de sélection justifie le prix », affirme Eric Larchevêque. Reste à voir combien d'épargnants français seront de son avis.
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Si ces deux activités n'ont, à première vue, pas grand-chose à voir, pour l'investisseur star de « Qui veut être mon associé », « il y a une cohérence car beaucoup de clients professionnels de SKL vont être intéressés par les services de NVST et inversement. »
Dans la salle consacrée à la nouvelle présentation de la figure française du bitcoin, les sourcils se froncent et les questions fusent. Une chose est sûre : le nouveau projet d'Eric Larchevêque est difficile à comprendre. Une complexité qui n'effraie pas l'entrepreneur français.
D'ailleurs, les équipes de The Bitcoin Society (qui n'a plus grand-chose à voir avec le Bitcoin) prévoient de générer 10 millions d'euros de revenus annuels d'ici 2028. Reste à voir si la Bourse va croire en ses perspectives. « Que le marché me juge », clame Eric Larchevêque, certain de son projet.
« Si j'échoue en Bourse, ça ne remettra pas en question l'avenir de The Bitcoin Society. Je continuerai avec mes fonds s'il le faut », assure l'entrepreneur.