Le président français Emmanuel Macron au palais de l’Élysée à Paris, le 8 avril 2026.
REUTERS - Hugh Lawson - Tom Nicholson
Organisatrice ce jeudi et vendredi d’un G7 consacré à l’environnement, la France va devoir composer avec les États-Unis de Donald Trump, dont l’administration est ouvertement climatosceptique.
Pour la France, présider le G7 est l’occasion de pousser certains sujets en haut de l’ordre du jour international. La diplomatie climatique en fait partie. Mais face aux États-Unis de Donald Trump, l’exercice s’annonce périlleux…
À l’occasion d’un « G7 Environnement », organisé par la France ce jeudi et vendredi en région parisienne, le ministère de la Transition écologique (MTE) ne cache pas cette difficulté.
« Nous avons choisi de ne pas aborder de front la question du climat (…) parce que les positions des États-Unis sur ce sujet sont bien connues », a ainsi souligné le cabinet de la ministre de l’Environnement.
« On a souhaité privilégier l’unité du G7, notamment pour protéger cette enceinte. Donc on a choisi de se concentrer sur des sujets moins conflictuels », assume l’entourage de Monique Barbut.
S’adapter face à Donald Trump, climatosceptique assumé
Une forme de « realpolitik » pour s’adapter à la nouvelle donne imposée par l’administration de Donald Trump. Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, le président américain, climatosceptique affiché, a ainsi totalement désengagé les États-Unis de la diplomatie climatique.
Ces reculs sidèrent de nombreuses chancelleries, dont la France, ainsi que les scientifiques. Washington s’est retiré de l’accord de Paris pour la deuxième fois. Le pays a également quitté la CCNUCC, le Giec et l’IPBES (biodiversité).
Pour se justifier, la Maison-Blanche a plusieurs fois mis en avant son argument de la défense des « intérêts américains » face à des institutions jugées « mondialistes » et « inefficaces ».
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