PORTRAIT. La nomination de cette ancienne élue écologiste au sein de la direction générale de l’Office français de la biodiversité (OFB) suscite la polémique. Pourtant, celle-ci a un parcours professionnel très solide.Elle a pris son poste le 5 janvier presque incognito… avant que la polémique n’éclate. À l’origine de celle-ci se trouve la « bronca » de certains syndicats agricoles et députés du parti Les Républicains (LR) quant à sa nomination comme nouvelle directrice générale déléguée à « la Mobilisation de la Société » au sein de l’Office français de la biodiversité (OFB).
Le plus remonté des syndicats est sans doute la Coordination rurale (CR), proche de la droite, qui, dans un communiqué, estime que cette nomination est « vécue par de nombreux agriculteurs comme une provocation inacceptable ». L’organisation dénonce le fait que de telles fonctions puissent être confiées à des personnalités identifiées « pour leur engagement militant, soulevant une question essentielle de neutralité du service public ».
Un parcours politique qui crispe
En cause, selon la CR, son parcours d’élue locale et de cadre au sein du parti Les Verts dès le début des années 1990, jusqu’à sa place à la direction exécutive des Écologistes entre 2024 et 2025. Anne Le Strat a pourtant interrompu son engagement politique à plusieurs reprises pour occuper des postes de direction opérationnelle. Elle fut notamment enseignante (Sciences-Po, AgroParisTech, New York University), chercheuse ou consultante. Elle s’est spécialisée dans la gestion de l’eau dès sa thèse de doctorat sur cet enjeu dans le conflit israélo-palestinien.