• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Climat

Incendies de l’Aude : après les flammes, la question de la reconstruction

Cecile CHAIGNEAU et Yann KERVENO

Publié le 25 septembre 2025 à 16:28

Dans l'Aude, l'incendie de l'été 2025 a réduit en cendres de nombreuses vignes (ici, celles sur la commune de Coustouges).

Dans l'Aude, l'incendie de l'été 2025 a réduit en cendres de nombreuses vignes (ici, celles sur la commune de Coustouges).

Yann Kerveno

L'essentiel de l'actualité

lundi 8 juin

  • Le pétrole suit la montée des tensions au Moyen-Orient
  • L'Insee projette un pic de population en 2037 à 69,8 M d'habitants suivi d'une baisse régulière
  • L'UE se penche sur l'utilisation de 6,6 mds d'euros d'aide à l'Ukraine
  • Le monde est confronté à un risque nucléaire accru, met en garde le Sipri
  • Banques italiennes : la numéro 1 Intesa lance une offre sur MPS pour 31 milliards d'euros
Voir plus

Le Quotidien Numérique

09 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le SCAF, c'est bel et bien fini

  • 2

    Pour guérir sa femme, Jackie Stewart applique les méthodes de la F1 à la recherche en médecine

  • 3

    Réarmement : pourquoi la montée en cadence de la production d’armements français a pris autant de temps

  • 4

    Olivier Andriès, directeur général de Safran : « Un pays ne peut pas être souverain sans maîtriser la conception des avions de combat »

  • 5

    Pas de pénurie de kérosène cet été, mais le spectre de files d’attente interminables dans les aéroports

  • 6

    Michel Denis, ex-patron de Manitou, nommé directeur général de Daher

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Il y a presque deux mois, les incendies ravageaient les Corbières, dans l’Aude. Les agriculteurs réfléchissent à l'avenir des terres brûlées et de nombreux chercheurs ont déjà travaillé sur l’équation agriculture-climat, à laquelle s’ajoute maintenant le facteur du risque incendie.

C’est presque comme repartir d’une page blanche. Sauf que cette page ressemble plutôt à un parchemin calciné… Dans l’Aude, près de deux mois après les violents incendies de l’été 2025, qui ont brûlé 17 000 hectares dans les Corbières, le temps est à la réflexion autour de la reconstruction.

Laurent Torregrosa est professeur de biologie et de génétique des plantes à l'INRAE-Institut Agro Montpellier, avec pour principal sujet de recherche l'acclimatation de la vigne. Les vignobles ayant été diversement affectés par le feu, une cartographie précise de leur état s’impose. Elle a démarré peu de temps après l’incendie « et il faudra une deuxième analyse avant la taille pour voir la répartition des nécroses sur les bourgeons et les tissus vasculaires, afin d’estimer si la vigne pourra redémarrer ou s’il faudra arracher tout ou partie d’une parcelle », indique-t-il.

Rôle pare-feu

Avant de parler de reconstruction, les Corbières doivent d’abord sortir le bois brûlé, environ 500 000 m3 selon les estimations de l’Office national des forêts. La question du risque incendie irrigue toutes les réflexions désormais, avec en fond le rôle de pare-feu de la vigne et de l’agriculture en général, vanté par le monde agricole.

« On est débordé par l’accélération de phénomènes de ce type, observe Jean-Marc Touzard*, directeur de recherche à l’INRAE Montpellier, spécialisé dans les transitions climatiques du vin et le risque incendie, et qui contribue à la création d’un label européen « Fire Wine », destiné à faire connaître aux consommateur le rôle pare-feu de la vigne. La vigne a pu atténuer l’incendie mais a moins joué les pare-feu que sur de petits incendies : l’enherbement des vignes, très sec en plein été, les friches après l’arrachage de vignes et la végétation autour de rivières asséchées ont fourni des conditions inédites à cet incendie… Il faut maintenant dépasser les approches trop techniques et écologiques au profit d’une approche plus globale, où la vigne a sa place mais pas seulement. »

A LIRE AUSSI

Incendies dans l'Aude : les vignerons en première ligne

Un avenir pour les vignes ?

L’horizon agricole des Corbières est-il menacé ? En tout cas, la vigne semble ne pas être leur seul futur possible, d’autant qu’avec l’arrachage, la déprise a déjà commencé. A Coustouges, le maire Paul Berthier se demande si les cinq ou six agriculteurs de sa commune, vont se relancer. Lui-même ne se prononce pas : « Il me reste des vignes, j’ai envie mais je ne sais pas si je vais avoir le courage de les replanter… ». Pour Christian Clergeau, président de la principale association écologiste audoise, l’avenir s’écrira « en reboisant et par l’installation d’un agropastoralisme raisonné », quand l’Office national des forêts semble plus enclin à compter sur la régénération naturelle, doctrine habituellement appliquée en milieu méditerranéen.

Newsletter

Climat & environnement

Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Illustration de la newsletter Climat & environnement

À Saint-Laurent-la-Cabrerisse, le maire Xavier de Volontat veut néanmoins encore croire en la vigne : « Nous allons travailler avec les collectivités et les autres villages pour évaluer les besoins, faire en sorte que la viticulture puisse reprendre son activité et éviter que la déprise s’accentue… Il faut donner envie aux vignerons de continuer, ils sont 20 à 25 sur la commune et leur activité induit une bonne partie de l’activité économique du village, c’est indispensable ».

Les appellations d’origine, 50 ans après

Yves Tramblay, hydro-climatologue, directeur de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) à Montpellier, connaît bien le sujet : « Avec le réchauffement climatique, le bilan hydrologique de ces zones est de plus en plus déficitaire, les conditions sont de moins en moins favorables à des productions agricoles, et il faut ajouter maintenant une forte incidence sur le risque de feux de forêt ». Evoquant des projections pessimistes quant aux capacités futures des régions méditerranéennes à produire du vin, Yves Tramblay invite à réfléchir à des variétés adaptées à la sécheresse, mais qui ne correspondront peut-être plus au cahier des charges des vins de l’AOC Corbières.

« La plupart des appellation d’origine en France ont été cartographiées dans années 1980 en identifiant un potentiel viticole et les parcelles les plus aptes à produire des vins de qualité, analyse également Laurent Torregrosa. Cinquante ans après, le climat a changé et les besoins en eau de la vigne augmentent. Cette cartographie aurait besoin d’être actualisée en se projetant sur vingt ou trente ans, avec en tête de ne pas replanter systématiquement la même vigne au même endroit. Ce qui posera des problèmes socio-économiques importants. »

Le modèle de monoculture exposant de plus en plus les viticultures (changement climatique, contexte de déconsommation des vins rouges), la diversification agricole apparaît comme une alternative nécessaire. Elle a déjà commencé avec des plantes aromatiques, des grenadiers ou des pistachiers, « mais ces cultures n’ont pas les mêmes rendements économiques que la vigne, et il faut créer des filières de distribution, ce qui prend du temps », poursuit le chercheur de l’INRAE.

« Il va falloir reconstruire, avec tout le monde, avec la FNSEA, avec la Confédération paysanne, intégrer d’autres façons de faire, plus agroécologiques, réintroduire de l’élevage, et surtout sortir de la monoculture qui, on ne le voit en cas de calamités, met les exploitations en grande difficulté », confirme le sénateur (PS) Sébastien Pla, lui-même vigneron de profession. Ludovic Roux, président de la chambre d’agriculture de l’Aude, envisage aussi le déploiement de nouveaux leviers de croissance, comme le photovoltaïque, « à condition que les projets soient collectifs et émergent des territoires et non des énergéticiens ».

A LIRE AUSSI

Incendies dans l’Aude : un mois après, l’attente des viticulteurs face aux assurances

L’eau et le risque de mal-adaptation

Mais sur ces terres arides, la question de l’eau est centrale. Ludovic Roux martèle que sans eau, rien ne se fera : « Sans eau, on court à la désertification climatique, et donc économique et sociale, le tourisme va se réduire, c’est la paupérisation assurée pour le territoire ». Il plaide pour le déploiement d’une aide européenne spécifique, calquée sur le dispositif agriculture de montagne.

Faut-il jouer la carte de cultures moins consommatrices ou celle de l’apport d’eau sur le territoire ? Yves Tramblay préconise les deux : « Travailler uniquement sur amener plus d’eau, c’est aller dans le mur, dans la mal-adaptation ! L’extension d’Aqua Domitia (réseau d’eau additionnel, NDLR) est évoquée mais si tous les territoires méditerranéens décident d’aller puiser dans le Rhône, c’est une équation impossible à terme car on ne connaît pas la nature de son débit estival futur dans le contexte de réchauffement climatique. Les retenues collinaires, et non des bassines, sont certainement les hypothèses les plus rationnelles »

Un laboratoire méditerranéen ?

Ce méga-feu estival a joué les chamboule-tout et contraint le territoire à s’interroger plus tôt que prévu sur son avenir. Tous les acteurs du territoire s’entendent pour dire que les incendies doivent servir de déclencheur. Et si dans son malheur, l’Aude trouvait là une occasion d’en tirer du positif ? Yves Tramblay estime ainsi que « ces incendies sont peut-être des vecteurs d’accélération de la transition écologique. Il faut un changement de paradigme, d’autant que les Pyrénées-Orientales, l’Aude ou l’Hérault sont des cas d’étude d’une sécheresse intensive depuis plusieurs années… Si on est optimiste, de cette expérience malheureuse pourraient sortir des recommandations de bonnes pratiques ».

« Soit on reste sur le scénario catastrophe d’une zone qui se désertifie, soit on regarde comment relancer ce territoire en en faisant un laboratoire méditerranéen, analyse Jean-Marc Touzard. L’incendie a déclenché de la solidarité, de l’action collective, les gens se parlent, ça recrée des connexions, des voix se font entendre. »

À lire également

  • Incendies de l’Aude : un élan de solidarité envers viticulteurs et agriculteurs
  • Après les violents incendies de l'été, Carole Delga veut un « plan Marshall » pour l’Aude

La situation post-incendie ouvre de nouveaux horizons : « Il faut réfléchir au-delà du seul département. C’est un sujet qui dépasse aussi largement les questions d’agriculture : on parle bien là d’aménagement du territoire. Or ces sujets se traitent à un autre niveau que celui de la chambre d’agriculture, il va falloir trouver la bonne échelle. Mais surtout, il va falloir échapper à la passion du politique pour le court terme et faire de la politique au sens noble du terme », juge Ludovic Roux.

* Auteur du livre « Vigne, vin et changement climatique » paru en 2024 aux Editions Quæ.

A LIRE AUSSI

Aude : les incendies vont obliger à repenser les paysages agricoles

Cecile CHAIGNEAU et Yann KERVENO

Sur le même sujet

  • 1

    Monde du vin en crise : les Côtes d’Auvergne font le pari du marché américain

  • 2

    Les marchés agricoles mondiaux sous tension face aux risques énergétiques

  • 3

    Les investissements dans la transition climatique s'essoufflent dans l'UE

  • 4

    Alimentation : pourquoi le blé français est menacé par l'explosion des importations