Accord historique sur la gestion des déchets ménagers en Gironde
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Le centre de tri de TriGironde, à Saint-Denis-de-Pile, est opéré par l'entreprise Sepur depuis 2024.
PC / La Tribune
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Le centre de tri de TriGironde, à Saint-Denis-de-Pile, est opéré par l'entreprise Sepur depuis 2024.
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« C’est un moment historique ! » C’est en ces termes que Christine Bost, présidente (PS) de Bordeaux Métropole, qualifie l’association de tous les acteurs des déchets du département de la Gironde pour la gestion partagée et l’uniformisation des coûts liés à l’incinération des déchets ménagers.
Après des années de négociation, Bordeaux Métropole et Unitom 33, la société publique locale qui réunit les 13 autres acteurs de Gironde, ont enfin acté la création d’un groupement d’autorités concédantes (GAC) baptisé « Alliance déchets 33 ». Cette décision politique forte les engage pour les quarante prochaines années.
Les négociations ont porté principalement sur l’égalisation des coûts, le prix de l'incinération des déchets ménagers étant jusque-là très différent entre Bordeaux Métropole, propriétaire des deux seuls incinérateurs girondins, et les autres intercommunalités voisines. Alors que la Métropole paie 45 euros la tonne, les autres syndicats du département, uniquement usagers, doivent payer 135 euros, soit trois fois plus cher, et ne sont pas impliqués dans les prises de décision.
Alliance déchets 33 va désormais fixer un prix de la tonne de déchets plus équilibré, pas encore connu mais estimé, début 2025, autour d’une centaine d’euros par Jean-François Auby, directeur d'Unitom 33. Les frais liés aux potentiels travaux des incinérateurs seront également communalisés, alors que la maintenance à moyen terme des deux incinérateurs prévue à l’horizon 2035 devrait coûter entre 15 et 34 millions d’euros.
Ce fonctionnement plus démocratique et cette solidarité sur les prix étaient fortement demandés par les intercommunalités voisines. Mais cela devra s'accompagner d'une exigence renouvelée sur la réduction des déchets. L’objectif de l’uniformisation des conditions de traitement des déchets est donc aussi de porter une politique de prévention forte sur le tri et la réduction des emballages. Pour Jean-François Auby : « C’est un levier important puisqu’en moyenne dans une poubelle ménagère, c’est 70 % de déchets qui devraient aller ailleurs. »
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Les objectifs de réduction des déchets ménagers sont fixés à 15 % entre 2010 et 2030 : « L'ensemble des collectivités devrait réussir à tenir cet objectif, voire à le dépasser », estime Jean-François Auby, également président du syndicat de l’Entre-deux-Mers. Il faut donc que la dynamique suive au niveau citoyen pour que les objectifs soient remplis afin d’éviter la saturation du système d’incinération.
Par ailleurs, le manque à gagner pour Bordeaux Métropole pourrait être conséquent. Le déséquilibre est censé être absorbé par le versement d’un loyer des autres collectivités à Bordeaux Métropole, mais le montant de ce dernier n’est pas encore connu. Il reste donc à savoir si l’accord trouvé permettra à la Métropole de ne pas trop augmenter le coût de traitement des déchets de ses propres habitants ni sa taxe d'enlèvement des ordures ménagères.
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