Menacés de disparition, les producteurs de lait de montagne tirent la sonnette d'alarme
Emilie Valès
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Près de 20% du lait produit en France vient d’une zone montagneuse.
Cniel
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Près de 20% du lait produit en France vient d’une zone montagneuse.
Cniel
En dix ans, la collecte de lait de montagne a baissé de 10%. Elle pourrait perdre encore 6% d’ici 2030, s’alarme le Cniel, le Centre national interprofessionnel de l’économie laitière. Le constat est sans appel dans le Massif Central, le Jura, les Pyrénées et les Alpes. « Selon nos estimations, si on reste dans cette dynamique, en montagne nous produirons 300 millions de litres de moins par an en 2030. On passera d’environ 4 milliards de litres à 3,7 milliards et encore c’est un scénario optimiste », alerte Corentin Puvilland, agro-économiste au Cniel. Cette déprise se traduit aussi par une diminution de 30 à 35% du nombre de producteurs de lait de montagne depuis 2014.
Or ces zones au potentiel productif important jouent un rôle essentiel dans le paysage agricole hexagonal. Près de 20% du lait produit en France vient d’une zone montagneuse. Quand quatre entreprises laitières sur 10 (coopératives qui transforment le lait) sont situées en montagne.
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Cette situation critique n’est pas nouvelle, mais elle s’est accentuée ces dernières années. Toute la filière fait face à un problème de compétitivité liée à la topographie particulière de la montagne. Les coûts de production et de collecte sont plus élevés qu'en plaine (achat de véhicules, des aliments pour les animaux, mécanisation, construction et entretien des bâtiments). Pour la production de lait, le surcoût est évalué à 96 euros de plus au 1.000 litres.
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