La liquidation de l'abattoir de Bazas tourmente les éleveurs déjà fragilisés
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Un élevage de bovins en Nouvelle-Aquitaine
MG / La Tribune
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Un élevage de bovins en Nouvelle-Aquitaine
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À l’approche de la décision du tribunal de commerce de Bordeaux, aucun connaisseur du dossier ne misait sur un sauvetage de l’abattoir de Bazas, à 70 kilomètres au sud de Bordeaux. Placée en redressement judiciaire début 2024, la Société bazadaise d’abattage a bel et bien fait l’objet d’une liquidation judiciaire ce 8 octobre 2025.
La société d’économie mixte, calibrée pour traiter 1 500 tonnes annuelles avec huit salariés, empilait les difficultés avec une activité en baisse, des dysfonctionnements internes et des pannes techniques malgré une rénovation menée en 2012. De quoi générer plus de deux millions d’euros de dette pour seulement 650 000 euros de chiffre d’affaires l’an dernier. Une équation sans issue pour le seul abattoir multi-espèces de Gironde qui va donc disparaître alors même que le bœuf de Bazas fait l'objet d'une indication géographique protégée.
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Pour la trentaine d'éleveurs du Bazadais, c’est un coup dur symbolique autant qu’un nouveau surcoût inévitable puisqu’il leur faudra rouler plus loin pour amener leurs bêtes à l’abattage. « Je suis très déçue, très amère parce qu’on n’a pas été soutenu par l’État ni par personne. L'abattoir est sacrifié au seul motif d'une rentabilité qui occulte les difficultés du monde rural… », réagit Nicole Coustet, la présidente de la Société bazadaise d’abattage.