L’organisme chargé de développer et promouvoir l’agriculture biologique a subi une coupe radicale de son budget en 2025, et le mandat de sa directrice générale n’a pas été renouvelé en janvier. Mais elle tente de sortir de la polémique et de rassurer sur ses capacités d’action.Le secteur va mieux et, malgré ses moyens réduits, l’Agence Bio reste capable de mener à bien ses missions. C’est le message que le groupement d’intérêt public chargé de développer et promouvoir l’agriculture biologique s’emploie à faire passer au Salon international de l’agriculture (SIA). Pourtant, cette année, l’agence n’y est présente que dans un bus à l’extérieur des stands.
« Tous les opérateurs de l’État ont eu la consigne de réduire leur budget pour le salon. Nous avons choisi d’être ici, où le passage est régulier, plutôt que dans un coin du stand du ministère de l’Agriculture, pour être plus visibles au grand public », justifie sa directrice par intérim, Laurence Foret-Hohn. « Les visites sont plus ou moins équivalentes à celles de l’année dernière », assure-t-elle.
Un budget en chute libre
Pourtant, la tentation est forte de voir dans ce déclassement physique de l’Agence Bio, qui disposait les dernières années d’un grand stand autonome, l’image flagrante de sa déchéance politique, voire de son démantèlement progressif. En 2025, son ministère de tutelle a en effet décidé de réduire de 64 % son budget. Concrètement, cela a impliqué la suppression de 5 millions d’euros consacrés à sa communication et de près de 10 millions d’euros pour le Fonds Avenir Bio qui, depuis quinze ans, soutient la structuration de la filière.