Énergie, bâtiment, agriculture, transports… La neutralité carbone en 2050 se prépare aujourd’hui

La ministre de la Transition écologique Monique Barbut.
© Eliot Blondet/ABACAPRESS - Blondet Eliot/ABACA - © Eliot Blondet/ABACAPRESS

La ministre de la Transition écologique Monique Barbut.
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Cette troisième « stratégie nationale bas carbone » (SNBC-3) vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre issues des activités humaines, à l’origine des dérèglements climatiques tels que les récentes canicules. Le plan, présenté mercredi par le gouvernement après des mois de préparation, vise à se passer de charbon à horizon 2030, de pétrole d’ici à 2045 et de gaz fossile en 2050.
Il fixe ainsi de nouveaux « budgets carbone » (des plafonds d’émissions) par périodes de cinq ans, par secteurs (énergie, bâtiment, agriculture, transports, etc.) et par gaz à effet de serre (GES), afin d’arriver in fine à une « neutralité » en milieu de siècle, c’est-à-dire ne pas émettre plus que l’on ne peut absorber.
L’article 2 du décret fixe et révise les budgets carbone des périodes 2024-2028, 2029-2033 et 2034-2038, hors « puits de carbone ». Ces derniers représentant les émissions et absorptions du secteur de l’utilisation des terres, changement d’utilisation des terres et foresterie et absorptions de CO2 par voie technologique.
Chaque ministère (Transition écologique, Économie et Énergie, Transports, Agriculture, Santé, Ville, etc.) est chargé d’exécuter le plan dans son domaine, souligne le décret.